Pourquoi le SEO est encore incompris en 2017 ?

Le SEO a bientôt 20 ans et pourtant, nombreux sont ceux qui, encore, le voient comme un sujet trouble et obscur où tout paraît compliqué et où rien n’est acquis.

Au-delà des passions qu’il peut susciter chez ceux qui en ont fait leur métier ou de l’importance qu’il représente pour les annonceurs qui en ont compris l’intérêt, le SEO reste, pour les autres, cette grande et effrayante nébuleuse. Pour beaucoup, le SEO est pareil à ceux qui ont regardé Lost du premier au dernier épisode sans finalement comprendre le pourquoi de l’intrigue. En 2017, le SEO demeure une discipline incomprise mais agences et annonceurs sont prêts à dépenser sans compter pour ce levier mystérieux.

Le SEO est une machine à cash

Selon le cabinet d’étude Borrell, le SEO représente, rien qu’aux Etats-Unis, un investissement de 65,26 milliards de dollars en 2016 et projette qu’il atteigne 79,27 milliards de dollars en 2020. Les PME américaines investissent plus des deux tiers du total quand la plupart des grandes sociétés américaines ont embauché des équipes en interne. Bref, le SEO a encore de beaux jours devant lui. 

Alors pourquoi le SEO est encore un sujet obscur ?

Le référencement naturel n’a rien de tangible. Ce ne sont ni les quelques deux cents signaux qui rodent la machine de l’algorithme de Google, ni le PageRank aujourd’hui non communiqué qui vont vous faire dire le contraire. Pourtant, le SEO fait des miracles pour ceux qui se positionnent en tête des résultats de recherche sur des requêtes transactionnelles à fort volume de recherche. Encore faut-il, pour les annonceurs et les agences, accepter de prendre le risque d’optimiser des pages sans avoir la certitude d’atteindre un résultat ni la garantie d’obtenir telle ou telle position. Parce qu’il ne s’agit pas que de remplir des balises comme certains aiment à le penser ou à réduire le SEO à cette simple équation par souci de compréhension, la pratique du référencement naturel promet de faire déborder les plannings de ceux qui en font leur métier entre audit complet, analyse de logs et autres joyeusetés.

Un raisonnement difficile à démocratiser

Plus qu’un combat pour clamer sa légitimité, le SEO est aussi un sujet de discorde avec les développeurs qui créent des sites sans connaissance du fonctionnement des moteurs de recherche (et parfois même sans considération pour les temps de chargement), avec les designers pour qui le contenu n’est pas indispensable et avec les concepteurs-rédacteurs qui s’offusquent de devoir intégrer certains mots-clés dans leurs contenus. Bref, en plus d’être complexe, le SEO rend le quotidien souvent difficile pour ceux qui s’en sont fait les portes parole. Une activité complexe qui ne se contente pas de faire évoluer quelques éléments mais qui contraint les autres à s’adapter : temps de chargement, mobile first, silos sémantiques… 

En 2017, si le SEO est encore incompris, c’est que la manière de concevoir des sites web n’a pas changé depuis 1998. Les technologies ont évolué mais les sites web sont encore conçus en vase clos, sans réelle communication avec les autres métiers dont les performances dépendent directement de la manière dont le site a été pensé et conçu.  Google tend à démocratiser ses standards et ses technologies mais, contrairement au moteur de recherche, tout le monde ne les a pas adopté. En 2017, Google domine la recherche mais certainement pas encore la manière de concevoir les pages web qui offrent l’information à l’internaute.

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