Pour être efficace, connectez votre chaîne d’approvisionnement !

Grâce au cloud, des entreprises d’horizons variés peuvent partager des informations et collaborer autour de plans en cours afin d’obtenir les meilleurs résultats pour chacune de leurs lignes de produits.

Malgré la disponibilité croissante d’outils de planification sophistiqués sur le marché des logiciels d’entreprise, il persiste d’importantes sources d’inefficacités dans les sociétés du monde entier. Cette situation incroyablement prégnante est l’une des principales causes des problèmes liés à la gestion des stocks, à l’allongement des cycles de planification et à l’augmentation des coûts associés au renouvellement des effectifs. À la question « quel est le problème ? », la réponse est : la connexion de la chaîne d’approvisionnement.

A priori, la réponse semble simple : connecter un réseau de fournisseurs, de clients et de partenaires commerciaux qui sont les acteurs du succès. En fait, cette méthode n’a rien de vraiment original, les premiers efforts entrepris pour relier plusieurs entités ayant été déployés dès l’an 50 avant Jésus Christ ! À cette époque, l’armée romaine a en effet mis en place un système de diffusion d’informations bidirectionnelles entre Rome et ses colonies, qui s’appuyait sur la rédaction d’un message standardisé et efficace contenant en général le nombre de mots nécessaires pour transmettre des informations critiques. C’est ainsi que Rome a pu communiquer avec les régions les plus reculées de son empire dans un délai de 8 à 10 jours et formuler des plans pour réagir aux informations 8 à 10 jours plus tard en utilisant un système (non numérique, bien sûr !) dont la vitesse moyenne avoisinait les 430 kilomètres par jour ! Une vélocité impressionnante pour l’époque, mais qui n’a pu empêcher la chute de l’Empire romain — laquelle n’est d’ailleurs pas sans rappeler le déclin que nombre de grandes entreprises ont vécu au cours des dernières décennies.

En 1968, le Comité américain de coordination des données sur le transport (TDCC) a créé l’« Electronic Data Interchange », en français « Échange de données informatisées » (EDI). Cette version moderne des communications inventées sous l’Empire romain fut assez rapidement adoptée par des industries hautement standardisées — à titre d’exemple, l’automobile et l’agroalimentaire en ont rapidement tiré parti en raison des différences minimes qui caractérisaient les processus d’exploitation utilisés d’une entreprise à l’autre. N’oublions pas que nous parlons d’une époque antérieure au cloud, et que la standardisation était non seulement bénéfique pour ces entreprises, mais également nécessaire. Les logiciels de base de données devaient parler le même langage que les autres systèmes utilisés dans l’entreprise. Si tel était le cas, les transactions pouvaient s’écouler facilement. 50 ans plus tard pourtant, cette technologie ne s’est pas imposée aussi largement qu’on aurait pu l’imaginer.

Malgré les tentatives de Microsoft, SAP, Oracle, IBM et d’innombrables autres éditeurs de logiciels, le potentiel de l’EDI n’a cessé de s’éteindre, jouant au bout du compte le rôle de simple vecteur d’acheminement de données transactionnelles vers les utilisateurs susceptibles d’en bénéficier. Ces transactions étaient livrées après coup, ou trop proches de l’exécution de la réponse requise pour qu’il soit possible d’en tirer un quelconque avantage. Sans parler de la difficulté d’interagir avec des partenaires issus de multiples industries et avec des modèles devenus omniprésents pendant la révolution industrielle et qui se sont intensifiés à l’ère de l’Internet. Si la flexibilité était bien présente, les informations partagées n’étaient pas adaptées. Le monde des affaires progressait nettement plus rapidement, et les entreprises ne pouvaient se contenter de simples transactions : elles devaient faire savoir à leurs partenaires ce qu’elles envisageaient de faire.

Au cours des deux décennies écoulées, de nombreuses sociétés ont bricolé une solution propice aux erreurs pour résoudre ce problème en utilisant des feuilles de calcul Excel associées à des messages électroniques pour échanger des ensembles de données truffés de plans à court, moyen ou long termes et débordant de contextes — suffisamment pour que leurs partenaires commerciaux puissent commencer à formuler des prévisions. Cependant, compte tenu de l’échelle des entreprises modernes, la moindre erreur, le moindre faux pas, peut détraquer l’ensemble du processus — ce qui peut coûter plusieurs millions, voire milliards de dollars d’un bout à l’autre de la chaîne d’approvisionnement avant que le grain de sable soit identifié. Aujourd’hui, la plupart des salariés sont quotidiennement confrontés à cette réalité. Leur monde est régi par ces fichiers à haut risque et potentiellement erronés qu’ils envoient à des partenaires commerciaux sans méfiance. En cas de problème, la plupart de leurs correspondants fermeront purement et simplement les écoutilles, désactiveront le flot d’informations et fonctionneront de façon cloisonnée. C’est très certainement l’une des principales causes des mauvaises performances économiques et de l’inefficacité de la planification à réaction qui touchent notre économie mondialisée. En ce qui concerne la sécurité des données, l’augmentation des menaces n’a fait qu’amplifier ces tendances, et il est clair que la situation ne durera pas éternellement.

Il existe aujourd’hui un moyen de résoudre l’un des problèmes métier les plus courants : rendre la planification collaborative à la fois sécurisée, flexible, contextuelle et incroyablement rapide. Avec l’essor du cloud, des plans détaillés peuvent être partagés non seulement à l’intérieur des entreprises, mais également avec des partenaires extérieurs. Grâce à une interface Web simplifiée capable de présenter des données de toutes tailles, toute forme ou tout type aux acteurs de la chaîne d’approvisionnement, des entreprises d’horizons variés peuvent partager des informations et collaborer autour de plans en cours afin d’obtenir les meilleurs résultats pour chacune de leurs lignes de produits. 

Enfin, les améliorations enregistrées dans le secteur de la sécurité aident les entreprises à échanger les données en bénéficiant d’un niveau de confidentialité sans précédent — en partageant uniquement les informations qu’elles doivent partager sans obligation de standardisation. À mesure que le monde commence à suivre la tendance incarnée par la chaîne d’approvisionnement connectée, nous allons de nouveau pouvoir bénéficier des avantages que représentent la diminution du niveau des stocks, la réduction des coûts d’exploitation et la limitation du renouvellement des effectifs tout ayant la possibilité d’imaginer des solutions nouvelles et originales pour collaborer en réseau à un degré jusqu’alors inimaginable.

Microsoft / IBM

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