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INTERVIEW
10/04/2008
Thierry Grenot (Ipanema) : "Nos boîtiers adaptent leurs règles en fonction de l'évolution des objectifs"
Quelle est votre stratégie et votre positionnement aujourd'hui sur le marché de l'accélération applicative ? Nous proposons deux grands types d'automatismes. Tout d'abord, le management par objectif, où le principe consiste à donner des niveaux de qualité souples, capables de s'adapter en fonction d'objectifs de performances fluctuants. Il s'agit de déterminer d'abord quel est le trafic qui circule dans le réseau et quelles sont les micro-règles de gestion du trafic qui vont permettre de l'optimiser. Le management par objectif sert à la réservation et au partage de ressources. Classiquement, ces règles sont définies au niveau des routeurs, puis échangées sur le réseau d'un routeur à l'autre. C'est un système distribué et coopératif. Ainsi, pour un responsable réseau, il n'y a plus à gérer qu'un petit objectif en central, quelle que soit la taille de son réseau, ce qui représente une réduction importante de la complexité. Autre avantage, le logiciel est agnostique par rapport au réseau. Vous ciblez également les besoins des opérateurs de réseau par le biais de votre plate-forme Salsa. Pour quels avantages ?
Cette plate-forme s'interface avec les systèmes d'alarmes, les systèmes d'inventaires et les serveurs d'authentification des opérateurs. Nos serveurs centraux s'interfacent avec les logiciels de l'opérateur. Ils seront pris en compte par exemple par les solutions de facturation. Cette solution va offrir de l'optimisation et de l'accélération de flux. Nous allons aider l'opérateur à bien remplir ces tuyaux, toujours à la limite de la congestion mais sans y arriver. Il s'agit également de garantir la performance des applications pour les personnes et les applications critiques. Enfin, sur la partie accélération, nous réalisons de l'accélération TCP, du caching et de l'accélération applicative.
Pour quel ROI ? Pour l'entreprise, l'intérêt d'un service d'accélération et d'optimisation conduit à un bénéfice direct et indirect. D'abord, elle va pouvoir arrêter pendant quelques années d'augmenter ses lignes réseau en se servant mieux de ses ressources. Et cela va être proportionnel au nombre de flux qui passent sur son réseau, ce qui lui assure une meilleure marge pour l'avenir, au fur et à mesure que de nouvelles applications vont venir s'ajouter sur son réseau. La deuxième motivation concerne les économies indirectes, et difficilement mesurables, à savoir la satisfaction des utilisateurs quant à la disponibilité du réseau et des applications.
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