La fin des milliards d'adresses IPv4 est proche

Le stock d'adresses IPv4 disponibles s'essouffle. Les 10% restant pourraient permettre de ne tenir que jusqu'en 2011. La solution ? Passer à l'IPv6. Mais la transition n'est pas si simple...

Qu'est-ce que le protocole IPv6 ?


C'est le protocole qui forme la base du réseau Internet qui permet d'utiliser les milliards d'adresses différentes pour connecter les ordinateurs et les autres appareils reliés au réseau. La demande croissante d'adresses Internet oblige progressivement de passer du protocole actuel IPv4 à l'IPv6. EN fait l'adresse IPv4 compte 4 octets, contre 16 octets pour l'IPv6, ce qui donne des possibilités quasi illimitées.

Vers la saturation de l'IPv4

La migration vers l'IPv6 semble inéluctable

Le nombre d'adresses IPv4 disponibles vient de tomber sous la barre des 10%, selon le Number Ressource Organization (NRO), l'organisme qui gère les entités dévouées à la distribution des adresses IP aux fournisseurs d'accès à Internet et aux autres opérateurs. La tendance est donc à la saturation, d'autant plus que le reste des adresses devrait être alloué d'ici 2011. La migration vers l'IPv6 semble inéluctable, suites aux limites des mécanismes actuels. 

Pourtant ce protocole tarde à se mettre en place, bien que les entreprises soient amener à court terme à s'équiper. Le déploiement et l'achat d'équipements et de logiciels compatibles ne sont pour le moment pas fait par les différents acteurs. De plus, les éditeurs n'intègrent pas encore le protocole dans leurs produits, ce qui n'incite pas les FAI et les autres entreprises à mettre en oeuvre l'IPv6. Cette technologie a pourtant comme avantage de fournir un espace d'adressage sur 128bits, contre 32 bits actuellement, soit des quantités d'adresses Internet démentielles.

Des FAI réticents au changement

Ce retard de déploiement s'explique non seulement par les coûts mais aussi par le scepticisme des fournisseurs d'accès à Internet à adopter l'IPv6. Deux raisons à cela : la phase de migration entre l'IPv4 et le nouveau protocole et surtout les problématiques de sécurité associés.

En effet, les FAI déplorent les fonctionnalités de sécurité de l'IPv6 dans les firewall, les routeurs et les autres infrastructures de réseaux essentielles. De plus, peu de tests ont été réalisés sur le déploiement, ce qui induit un risque de failles de sécurité important. Aujourd'hui, les comptes IPv6 ne représentent que 0,03% du trafic Internet soit une toute petite partie du trafic global, bien qu'il soit en constante progression.

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