PMI : le recul de l'activité du secteur privé français ralentit en juin

PMI : le recul de l'activité du secteur privé français ralentit en juin L'activité du secteur privé français recule toujours, mais la baisse ralentit en juin, avec des signes d'amélioration sur l'emploi et la confiance malgré une demande atone.

L'activité du secteur privé en France s'est encore contractée en juin pour le sixième mois consécutif, mais moins fortement qu'auparavant. Après avoir connu en mai sa plus forte contraction depuis janvier 2025, l'indice PMI composite publié par S&P Global est remonté à 47,6 en juin, contre 44,9 en mai, son plus haut niveau depuis deux mois. Le résultat dépasse les attentes des économistes interrogés par Reuters, qui tablaient sur 46,4. Un indice inférieur à 50 signale une baisse de l'activité par rapport au mois précédent.

Une conjoncture toujours fragile

Malgré ce léger rebond, l'indice "continue toutefois de signaler une conjoncture économique fragile dans la deuxième économie de la zone euro, la nette intensification des tensions inflationnistes depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient ayant érodé le pouvoir d'achat et pesé sur la demande", a relevé Joe Hayes, économiste à S&P Global Market Intelligence. Son redressement intervient après la révision à la baisse du PIB français du premier trimestre, désormais en contraction. Le ralentissement de la baisse concerne aussi bien le secteur manufacturier que les services. Parmi les points positifs, "l'emploi s'est quasiment stabilisé, la confiance des entreprises s'est renforcée pour la première fois depuis janvier, et les tensions sur les coûts se sont apaisées", relève S&P Global, qui note aussi un "ralentissement de l'inflation des prix".

Cette tendance favorable n'a toutefois pas suffi à relancer la demande, qui reste faible avec une baisse marquée du volume de nouvelles affaires, pour le septième mois consécutif. Les entrepreneurs l'attribuent à un "marché morose, à des excédents de stocks chez les clients, et à une réticence de ces derniers à s'engager dans de nouveaux projets". À l'international, l'environnement reste "très défavorable", avec un net recul des ventes à l'exportation en juin.

Des perspectives en légère amélioration

Pour la première fois depuis janvier, les entreprises entrevoient une amélioration de leurs perspectives d'activité à douze mois et tablent sur une hausse prochaine de leurs ventes, même si l'optimisme reste limité, en raison notamment du niveau élevé des prix des carburants et de la guerre au Moyen-Orient. Si la situation demeure fragile, la stabilisation de l'emploi et le regain de confiance pourraient constituer les prémices d'une reprise, à condition que les tensions géopolitiques et inflationnistes s'atténuent et que la demande, intérieure comme extérieure, retrouve de la vigueur.