L'emploi salarié du secteur privé en France recule de 0,1% au deuxième trimestre 2026, soit 19 300 emplois perdus selon l'Insee

L'emploi salarié du secteur privé en France recule de 0,1% au deuxième trimestre 2026, soit 19 300 emplois perdus selon l'Insee Légère baisse de l'emploi salarié privé malgré un rebond de la croissance, selon une estimation provisoire de l'Insee.

L'emploi salarié du secteur privé en France a très légèrement reculé au deuxième trimestre 2026 avec 19 300 emplois perdus, soit -0,1%, malgré un léger rebond de la croissance (+0,2%), a rapporté jeudi l'Insee dans une estimation provisoire.

En baisse sur un an pour le sixième trimestre d'affilée, l'emploi salarié dans le secteur privé se situe 0,4% en dessous de son niveau de juin 2025, avec 79 700 postes détruits sur un an. Malgré cette tendance baissière récente, l'emploi salarié privé excède encore d'un million d'emplois, soit 5%, son niveau de fin 2019, avant la crise sanitaire du Covid.

Des secteurs inégalement touchés

Par secteurs, l'industrie perd 3 200 emplois (-0,1%), la construction 6 100 (-0,4%), l'agriculture 2 500 (-0,8%), tandis que le tertiaire marchand hors intérim est stable. En revanche, 2 100 emplois ont été créés dans le tertiaire non marchand (+0,1%).

Au deuxième trimestre, l'emploi intérimaire diminue plus fortement qu'au premier, de 1,4% contre 0,4%, détaille l'Insee.

Cette quasi-stabilité de l'emploi survient sur fond de léger rebond de la croissance, à +0,2% au deuxième trimestre, tirée par les exportations et la consommation, dans un contexte international très incertain marqué par une grande volatilité des prix du pétrole.

Au premier trimestre également, le marché du travail avait été marqué par une quasi-stabilité dans le privé (-0,1%) comme dans le public (+0,1%).

L'Insee publiera le 28 août des chiffres consolidés pour le deuxième trimestre comprenant aussi des données sur l'emploi public et l'emploi non salarié.