La Banque centrale européenne s'apprête à maintenir ses taux directeurs inchangés
La Banque centrale européenne (BCE) se dirige vers un statu quo sur fond d'envolée des spreads, à l'occasion de sa réunion prévue jeudi. Cette orientation intervient dans un contexte économique contrasté au sein de la zone euro, marqué par la résistance de la croissance et une inflation énergétique en hausse, tandis que la hausse des taux longs prend le relais de la BCE dans le resserrement des conditions financières.
L'institution devrait rester l'arme au pied jeudi, sans envisager d'activer d'outil d'intervention spécifique pour la France. Les écarts de taux entre les dettes souveraines des différents pays de la zone euro se creusent, reflétant la nervosité des investisseurs face à la conjoncture actuelle.
Un statu quo marquerait une pause après la réunion du 10 septembre, lors de laquelle la BCE avait relevé ses trois taux directeurs de 25 points de base. Les marchés n'attendent aucune baisse des taux l'an prochain.
Croissance résiliente et inflation énergétique persistante
Cette dynamique limite la marge de manœuvre de la BCE pour assouplir sa politique monétaire, la progression des prix de l’énergie continuant d’alimenter les craintes d’une inflation durablement élevée.
L’augmentation des rendements à long terme renchérit le coût du crédit pour les Etats et les entreprises, contribuant à freiner la demande et à contenir les pressions inflationnistes, sans que la BCE n’ait besoin d’intervenir directement sur ses taux directeurs.