L'inflation en France s'établit à 3,4% en octobre

L'inflation en France s'établit à 3,4% en octobre La hausse des prix de l'énergie, notamment du gaz et des produits pétroliers, entraîne une accélération de l'inflation en France à son plus haut niveau depuis janvier 2024.

En France, l'inflation a fortement progressé en octobre 2026, sous l'effet de la hausse marquée des prix de l'énergie. D'après l'estimation provisoire que l'Insee a publiée vendredi, elle a atteint 3,4% en rythme annuel, en octobre. Ce niveau n'avait plus été atteint depuis décembre 2023.

L'énergie, principal moteur de la hausse

Selon l'institut de la statistique, les prix de l'énergie, surtout du gaz et des produits pétroliers, ont progressé de 24,1% en octobre, après 21,3% en septembre, une accélération pour le quatrième mois d'affilée. Mercredi, le prix européen du gaz a dépassé les 100 euros le mégawattheure, une augmentation liée à la situation au Moyen-Orient et aux faibles stocks de l'Europe à l'approche de l'hiver.

Dans les services aussi, l'inflation progresse : elle s'établit à 2,7% en octobre, contre 2,4% en septembre. Cette hausse concerne notamment l'hébergement et les transports. Elle est, là encore, liée à la flambée des prix de l'énergie et du carburant.

En revanche, l'augmentation des prix alimentaires décélère légèrement : elle atteint +1,2%, contre +1,4% le mois précédent. Ce ralentissement concerne principalement les produits frais (+8%, après +9,5%). De leur côté, les prix des produits manufacturés restent en baisse, quoique moins fortement : -0,2%, après -0,3% en septembre. Sur un mois, les prix à la consommation progressent de 0,4%, après avoir reculé de 0,3% en septembre, également soutenus par l'énergie.

En octobre, l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), utilisé pour comparer les pays européens, a progressé de 3,8% sur un an, après les +3,4% enregistrés en septembre.

En matière d'inflation, la France ne figure pas parmi les pays les moins bien lotis en Europe. L'Espagne, par exemple, a connu une progression des prix de 4,9% sur un an en octobre, d'après les estimations diffusées vendredi par l'Institut national de la statistique espagnol (INE). L'économie espagnole affiche toutefois un PIB en meilleure forme que celui de la France : il a progressé de 0,6% au troisième trimestre. Sur cette même période, le PIB français a reculé de 0,1%.

Dans une note publiée ce vendredi, le cabinet Bersingéco indique : "La bonne nouvelle est que les anticipations d'inflation restent stables, ce qui indique qu'aucune spirale inflationniste ne s'est - pour l'instant - enclenchée". L'analyse précise : "Quand les flux d'énergie du Moyen-Orient reviendront à la normale, l'inflation devrait ainsi rapidement refluer".