Les prix augmentent moins vite, les salaires aussi

La hausse des prix ralentit en France. En parallèle, les augmentations de salaire seront plus limitées.

Les prix augmentent moins vite qu'avant, et les salaires aussi. En août, l'inflation continue de baisser en France, d'après les dernières données publiées par l'INSEE. De leur côté, les entreprises revoient à la baisse les hausses prévues pour les rémunérations. Cette tendance marque un retour à un rythme plus calme, après les fortes tensions des années précédentes.

Selon l'INSEE, les prix à la consommation ont augmenté de 0,9 % sur un an en août 2025, contre 1,0 % en juillet. L'indice harmonisé, qui permet de comparer les chiffres à l'échelle européenne, s'établit à +0,8 %. Cette baisse est en grande partie liée au recul des prix de l'énergie, notamment du gazole, et au ralentissement des hausses sur les produits alimentaires.

"Les prix de l'énergie reculeraient sur un an du fait d'un ralentissement des prix des produits pétroliers, notamment ceux du gazole", précise l'INSEE dans sa publication du 29 août. Les prix des services, eux, continuent de monter, notamment à cause de la période estivale.

Du côté des salaires, la hausse reste présente mais moins marquée qu'en 2023. D'après les prévisions de la Banque de France reprises par Les Échos, les salaires dans le secteur privé devraient augmenter en moyenne de 3,3 % cette année, contre 4,3 % l'an dernier.

Pour Olivier Garnier, directeur général de la Banque de France, " le taux de croissance des salaires commence à converger vers celui des prix ". Il parle d'un " retour à la normale ", après plusieurs mois de fortes augmentations liées à l'inflation.

Un équilibre plus fragile entre prix et revenus

Même si les salaires augmentent encore un peu plus vite que les prix, l'écart entre les deux se réduit. Ce nouveau contexte change la donne pour les entreprises comme pour les salariés. Les hausses sont moins fréquentes et concernent surtout certains métiers ou niveaux de responsabilités.

Dans les PME, la prudence domine. Les marges restent serrées et les hausses généralisées deviennent plus rares. Certaines branches professionnelles ont déjà adapté leurs grilles en fonction de cette inflation plus basse.

Les négociations prévues à l'automne donneront un aperçu plus précis des intentions des employeurs. Si les prix continuent de ralentir, les hausses de salaires risquent de rester plus mesurées. Pour de nombreux salariés, cela signifie moins de marge de progression sur leur fiche de paie dans les mois à venir.