Bruno Retailleau mise sur la compétitivité pour séduire les entrepreneurs avant 2027

Bruno Retailleau mise sur la compétitivité pour séduire les entrepreneurs avant 2027 Le président des Républicains multiplie les initiatives auprès des milieux d'affaires et dévoile ses mesures phares pour restaurer la compétitivité et la confiance des entrepreneurs.

Bruno Retailleau, président des Républicains, pose l'économie française au premier rang de ses ambitions dans son projet présidentiel de redressement national. A un an de la présidentielle 2027, le candidat des Républicains entend s'imposer comme le porte-voix des milieux économiques, misant sur un discours de "vérité" et des propositions marquées pour séduire les entrepreneurs et restaurer la confiance dans une France qu'il juge en perte de vitesse.

Un constat alarmant et un message aux entrepreneurs

Le candidat des Républicains part du constat alarmant d'une France qui "s'endette collectivement" quand les Français "s'appauvrissent individuellement". Ce diagnostic, Bruno Retailleau le présente comme le point de départ d'un sursaut collectif, adressant un message direct aux créateurs de richesses. "Les entrepreneurs ne sont pas des vaches à lait, ni des délinquants en puissance. On ne peut pas faire sans eux. Je leur propose de sortir du social étatisme, de mieux rémunérer le travail et de renforcer la compétitivité. Car pour casser cette spirale du déclin, seuls un travail mieux rémunéré et plus de compétitivité nous permettront de renouer avec la prospérité", affirme-t-il.

Avant son grand meeting de lancement, prévu samedi 20 juin au Parc Floral de Paris, Bruno Retailleau aura enchaîné les rencontres avec des organisations patronales, cercles de réflexion et acteurs économiques, souvent deux fois par semaine. Le sénateur s'est entretenu récemment avec Rodolphe Belmer, président du groupe TF1, Maxime Saada, président du groupe Canal+, le cercle Mozart à Montpellier, les investisseurs de UI Investissements à Paris, le bureau du Medef présidé par Patrick Martin, et participera au colloque de l'Union française de l'électricité (UFE).

Pour élaborer son projet économique et social, Bruno Retailleau s'est entouré de personnalités reconnues du monde des affaires. François Asselin, ex-président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), a rejoint la campagne pour l'épauler sur ces sujets. "Le fruit de mon engagement à ses côtés, ce sont ses antécédents et son sérieux. Il m'est toujours apparu très à l'écoute sur ces sujets, parfaitement câblé et en phase avec les patrons de PME", confie-t-il. Pierre Danon, personnalité du monde des affaires, a été nommé trésorier du mouvement Les Républicains en 2025.

Parmi ses mesures phares, Bruno Retailleau propose zéro charges sociales pour l'employeur et l'employé au-delà de la 36e heure travaillée. Cette mesure est présentée comme un moteur d'un 13e, voire d'un 14e mois pour les salariés et de 35% de baisse sur le coût du travail pour les entreprises. Il s'engage également à "rendre 40 milliards de cotisations sociales et d'impôts" aux entreprises pour compenser l'écart de compétitivité avec leurs concurrentes européennes. Il promet un "choc normatif" et défend la possibilité de déroger aux droits du travail via des accords d'entreprise issus du dialogue social. "Je supprimerai les normes les plus stupides qui entravent la prospérité et je réviserai la Constitution pour effacer le principe de précaution", annonce-t-il.

Restaurer la confiance et l’esprit d’entreprise

Au-delà des mesures techniques, Bruno Retailleau insiste sur la nécessité de rétablir la confiance entre employeurs et salariés, condition d'une économie solide. Trois piliers structurent sa vision : prospérité, ordre, fierté française. Pour lui, "ceux qui créent la richesse sont ceux qui la produisent et qui travaillent", un principe qu'il érige en condition première de l'indépendance et de la préservation du modèle social.

Résumant son projet, Bruno Retailleau affirme : "Je veux sortir de tout ce qui a affaibli l'entreprise française depuis des décennies". Par cette stratégie, il espère convaincre les entrepreneurs et s'imposer comme le candidat pro-business des Républicains à l'approche de la présidentielle 2027.