Gérard Larcher estime qu'il faudra faire six milliards d'euros d'économies supplémentaires pour le budget 2026

Gérard Larcher estime qu'il faudra faire six milliards d'euros d'économies supplémentaires pour le budget 2026 Le président du Sénat appelle à de nouvelles coupes budgétaires, sans hausse d'impôts, face à la progression de la dette et au coût de la guerre au Moyen-Orient.

Le président du Sénat Gérard Larcher (Les Républicains) a estimé jeudi qu'il serait nécessaire de réaliser six milliards d'euros d'économies supplémentaires pour tenir le budget 2026, après les six milliards déjà annoncés en avril. Sa déclaration intervient alors que la dette publique française a atteint un nouveau record au premier trimestre 2026, à 3 536,1 milliards d'euros selon l'Insee.

Des coupes sans hausse d'impôts

"Nous allons avoir une réunion bientôt, pour faire le point" et "en plus des 6 milliards annoncés, il va falloir sans doute 6 milliards de plus", a déclaré Gérard Larcher sur Europe 1 et Cnews. Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit en effet réunir prochainement un comité d'alerte des finances publiques, pour annoncer de nouvelles coupes destinées à compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient. Le gouvernement avait déjà indiqué en avril, dans le cadre d'un précédent comité, que six milliards d'euros d'économies sur les dépenses pourraient être réalisés en 2026, sous la forme de gels de crédits ou d'"annulations ciblées".

Dans cette situation, Gérard Larcher a refusé toute augmentation de taxe ou d'impôts, la France étant selon lui "médaille d'or en matière de prélèvements obligatoires". Il privilégie la réduction des dépenses à une hausse de la pression fiscale. "Il va falloir se poser la question de l'organisation, on ne peut plus rester dans cette situation", a-t-il averti.

Le président du Sénat a précisé que la chambre haute ferait des propositions "de principe" : "Il faut préserver justice, sécurité, défense, ce sont les trois régaliens", mais s'interroger sur "le budget social". Ces orientations laissent entendre que les coupes pourraient concerner prioritairement les dépenses sociales, les missions régaliennes étant préservées.