Un rapport remis au gouvernement recommande de conserver un âge légal de départ à la retraite
Après plusieurs mois d’échanges entre syndicats et patronat, un rapport remis au gouvernement mi-septembre 2026 préconise de conserver un âge légal de départ à la retraite pour une future réforme. Ce rapport, demandé par Sébastien Lecornu, a été rédigé à l’issue de discussions encadrées par des médiateurs comme Jean-Denis Combrexelle, ancien patron de la Direction générale du travail. Le Medef a boycotté les discussions sur la réforme des retraites.
La recommandation centrale du rapport est la suivante : "il faut absolument conserver un âge de départ à la retraite, sans quoi les comptes du régime s’enfonceront encore un peu plus dans le rouge". Les auteurs soulignent que "supprimer toute notion d’âge pour ne conserver que la durée de cotisation pénaliserait ceux qui ont connu des carrières hachées, notamment les femmes". Pour obtenir des pensions correctes, ceux qui ont eu des carrières hachées devraient travailler bien au-delà des 62 ans et 9 mois appliqués aujourd’hui.
Pas d’âge précis fixé, prudence sur la pénibilité
Le rapport ne fixe pas d’âge précis de départ à la retraite (62, 63 ou 64 ans) afin d’éviter toute polémique. Sur la question de la pénibilité, il suggère d’admettre l’existence de métiers présumés pénibles ouvrant à des reconversions ou à des départs anticipés, mais sous réserve d’un avis médical.
Les auteurs du rapport recommandent une politique des petits pas, "concrets, réalistes et acceptables par tous", plutôt que des mesures spectaculaires. Cette philosophie vise à avancer sur un dossier jugé sensible, sans bouleversement majeur, et à préserver l’équité entre les assurés, notamment ceux dont la carrière a été interrompue ou morcelée.