Le gouvernement des Pays-Bas prévoit de réduire de 16% la fonction publique d'ici 2035

Le gouvernement des Pays-Bas prévoit de réduire de 16% la fonction publique d'ici 2035 L'exécutif hollandais prévoit de réduire de 16% l'effectif de la fonction publique, hors police et armée, pour réaliser 3,9 milliards d'euros d'économies.

Le gouvernement des Pays-Bas a publié le 26 octobre 2026 un communiqué annonçant un vaste plan de réorganisation de la fonction publique, centré sur l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans l’administration. L’objectif affiché est de réduire de 16% l’effectif de la fonction publique d’ici 2035, soit la suppression de 25 000 postes, hors police et armée.

Une réduction massive des effectifs

Les effectifs de la fonction publique néerlandaise atteignaient 160 000 personnes à la fin de l'année 2025.

L'exécutif néerlandais justifie cette décision par la nécessité de rendre l'administration "plus productive" et de simplifier son fonctionnement, jugé trop complexe pour de nombreux citoyens et entrepreneurs. Selon le communiqué, "grâce à une simplification accrue et à des méthodes de travail plus intelligentes, les besoins en personnel de la fonction publique devraient diminuer au cours des dix prochaines années".

Selon les projections, cette mesure offrirait aux Pays-Bas une économie annuelle de 3,5 milliards d'euros d'ici 2035, avec un gain de 900 millions attendu dès 2027. Actuellement, la dette publique néerlandaise représente 43,6% du PIB, alors qu'en France, ce ratio atteint 119%.

Le gouvernement prévoit de recourir à l'IA dans tous les services administratifs afin de pallier la diminution du nombre de fonctionnaires et de garantir la continuité du service public. Une feuille de route concernant l'utilisation de cette technologie au sein de l'administration centrale sera adoptée au cours du premier trimestre 2027.

En parallèle de la réduction des effectifs, l’exécutif s’est engagé à "supprimer ou simplifier au moins 500 règles par an" afin que "les citoyens et les entrepreneurs consacrent moins d’efforts, de temps et d’argent à des contraintes réglementaires inutiles". Le nombre "de commissions et d’organes consultatifs" rattachés au gouvernement sera également "considérablement réduit", des "objectifs concrets" étant attendus d’ici la fin de l’année.

Un contexte européen de rigueur budgétaire

Les Pays-Bas, ainsi que l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark et la Finlande, ont demandé à l’Union européenne de diminuer de "plusieurs centaines de milliards d’euros" le montant de son futur cadre financier pluriannuel, qui doit couvrir la période 2028-2034. Selon eux, la proposition élaborée par Bruxelles n’est "tout simplement pas réaliste" et "les finances publiques de plusieurs Etats membres suscitent de vives inquiétudes".