L'architecture ouverte, la voie vers une automatisation efficace et résolument tournée vers l'avenir
L'automatisation industrielle entre dans une nouvelle ère. Complexité croissante des marchés, besoin prégnant de personnalisation, exigences règlementaires et environnementales…
L’automatisation industrielle entre dans une nouvelle ère. Complexité croissante des marchés, besoin prégnant de personnalisation, exigences règlementaires et environnementales… Elle se doit d’être flexible pour répondre à de nombreux défis.
Les architectures fermées montrent alors leurs limites : elles freinent l’intégration de nouveaux outils, rendent les entreprises dépendantes de chaînes d’approvisionnement fragiles et empêchent l’adaptation rapide des processus. À l’inverse, un modèle ouvert permet d’orchestrer avec fluidité un large éventail de technologies matérielles et logicielles.
Les nouveaux défis des installations industrielles
L’intégration de l’ensemble des composants - matériels et logiciels - d’un environnement de production dans un système unifié, soulève une multitude de questions. Il s’agit d’abord de disposer de capacités suffisantes de collecte et d’analyse des données afin d’optimiser chaque étape du processus d’automatisation. Les entreprises sont en outre confrontées à des exigences de sécurité informatique particulièrement élevées, notamment lorsqu’il est question de connexions cloud ou d'accès distants. Elles doivent également répondre à une demande croissante de production durable et se plier à des réglementations toujours plus exigeantes (règlement sur les machines et « Green Deal » européens, loi sur la cyber-résilience ou encore critères ESG).
La recherche de compétitivité impose par ailleurs une amélioration constante de la flexibilité et de la qualité des processus de production, tout en tenant compte des difficultés auxquelles les entreprises manufacturières sont confrontées sur le plan humain. En effet, les nouveaux systèmes, souvent perçus comme complexes ou déstabilisants, peuvent rencontrer une faible acceptation de la part des employés.
À cela s’ajoutent une pénurie croissante de main-d’œuvre qualifiée et la nécessité de faire fonctionner des environnements industriels de plus en plus sophistiqués avec un personnel moins expérimenté. Enfin, la standardisation croissante des composants matériels les rend progressivement interchangeables, réduisant ainsi la différenciation technologique entre concurrents et complexifiant davantage les choix d’intégration. L’ouverture apparaît alors comme une réponse adaptée à cette pression permanente.
Plateformes ouvertes : une automatisation flexible et adaptable
Destinée à la conception de solutions sur mesure pour tous types d’applications industrielles (machines, lignes de production, cellules robotisées ou systèmes CNC), une plateforme d’automatisation ouverte se distingue par plusieurs caractéristiques essentielles : une architecture logicielle fondée sur des technologies open source comme Linux, une modularité permettant de combiner des applications, outils et composants selon les besoins, ainsi qu’une capacité à intégrer aussi bien des modules développés en interne que des solutions tierces.
Reposant sur des standards industriels largement adoptés (EtherCAT, Profinet, Powerlink, notamment), elle se veut pleinement interopérable, facilitant la connexion avec différents matériels et facilite l’évolution progressive d’un système - sans avoir à en changer l’ensemble. De ce fait, une architecture ouverte constitue une réponse particulièrement adaptée aux défis auxquels sont confrontés les industriels.
Ainsi, face à l’accélération des cycles de production, à la complexité croissante des procédés et à la pression sur les délais, elle permet d’intégrer de nouvelles technologies sans difficultés et facilite l’enrichissement continu du système grâce à l’ajout de modules éprouvés ou de solutions innovantes, tout en rendant l’ingénierie plus accessible à des équipes parfois moins expérimentées. À la clé, une flexibilité et une adaptabilité maximales dans un large éventail de domaines.
Une approche pour sécuriser l’avenir industriel
Ainsi, une architecture ouverte permet aux systèmes automatisés de se structurer de manière cohérente autour de fonctions clairement définies, tout en restant entièrement ré-organisables selon les besoins de chaque machine ou de chaque ligne de production. Rapidité d’exécution, réduction des risques, pérennité des investissements : cette capacité à recomposer, plutôt qu’à remplacer, offre aux entreprises des avantages notables.
Opter pour une telle approche revient alors à sécuriser son avenir industriel. Et pour cause, dans un contexte où les dépendances technologiques peuvent fragiliser une activité, elle redonne aux industriels la maîtrise de leur système d’automatisation, de son évolution et de ses orientations stratégiques.
Ils peuvent par conséquent diversifier leurs partenaires, intégrer des solutions émergentes et poursuivre leur développement en toute indépendance, ainsi libérés des contraintes liées à un fournisseur unique.