La blockchain détruit l’environnement ? Changez vos idées reçues !

La blockchain et les crypto-monnaies sont (trop) souvent associés à la destruction de l'environnement. Au contraire, elles nous forcent à repenser notre rapport à l'énergie.

Quand on parle d’environnement, la technologie blockchain est accusée de tous les maux : "pollution inutile", "énergivore", "désastre écologique", et j’en passe.

Malheureusement, trop peu d’études permettent d’étayer ces propos et ils se résument bien souvent à des discussions de comptoir (digital). Les tribuns qui peuplent l’écosystème blockchain, et plus encore ceux qui n’y appartiennent pas, se contentent bien souvent d’enfoncer des portes ouvertes sur ce sujet, sans tenter de moduler leurs propos ou d’approfondir leurs réflexions.

Aujourd’hui je vous invite, je nous invite, à changer nos idées reçues ensemble, et pour cela, je vous propose de passer en revue deux faits indéboulonnables dans ce débat :

- Oui, la technologie blockchain, et par extension le bitcoin, sont énergivores : on estime que la consommation liée à l’exploitation de cette technologie représente aujourd’hui l’équivalent de la consommation de près de trois millions de foyers américains.

- Oui, la consommation d’énergie pour produire un bitcoin est moins importante que celle nécessaire à la production (à valeur égale) d’or ou de pétrole.

Poussons maintenant ensemble la réflexion et posons-nous la question suivante : derrière ses airs de de monstre destructeur, la blockchain n’est-elle pas au contraire eco-friendly ?

Pour traiter la question de la consommation excessive d’énergie, il est intéressant de s’appuyer sur l’étude de Jean-Christophe Busnel : "Bitcoin and its energy footprint". Il analyse la tendance qu’ont les projets blockchain, et surtout les mines, à s’installer dans les zones de surplus énergétique, là où l’énergie est la moins chère.  Or, ces zones ne sont pas nécessairement les centrales à charbon que l’on imagine si facilement mais bien souvent représentées par les centrales hydroélectriques qui fonctionnent à plein régime et produisent "trop" d’énergie pour des régions généralement vides. C’est notamment le cas de l’entreprise nantaise de minage, Bigblock, partie s’installer au Kazakhstan près d’Almaty. Dans un paradigme où l’énergie électrique n’est pas stockable, le minage permet donc d’éviter un gaspillage énergétique important.

Par ailleurs, en répondant à ce gap entre la demande organique et la production, la technologie blockchain par le minage permet de ne pas disqualifier ces projets, souvent extrêmement chers, et au long terme elle amortit leur lancement. Le minage devient donc une subvention directe à la R&D.

Le bitcoin et la blockchain favorisent donc activement, d’une certaine manière, la création d’énergie verte dans un monde où il n’est pas encore possible de stocker le surplus d’énergie.

En définitive, les mineurs et les fermes qui font la blockchain d’aujourd’hui et de demain s’adaptent aux zones de production d’énergie mondiale, à l’heure actuelle, ces enjeux soulèvent plus de questions géopolitiques qu’écologiques.

La blockchain me semble loin d’être une technologie mortifère pour notre environnement. Au contraire, avec la mise en place à terme d’une consommation d’énergie écoresponsable et le soutien de projets de production d’énergie verte, la technologie blockchain apparaît comme compatible avec le développement durable.

La blockchain, et par extension le bitcoin, sont donc devenus une subvention internationale pour la transition écologique.

                                                             

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