Les porteurs d'Exalia annoncent l'abandon définitif de leur projet à Pont-de-Claix
Mardi 9 juin, les porteurs du projet Exalia, Séverine Dejoux et Olivier Six, ont annoncé l’"abandon définitif" de leur plan de relance partielle des activités de Vencorex sur la plateforme chimique du Pont-de-Claix (Isère). Ils déplorent un "profond sentiment de révolte, d’amertume et d’immense gâchis" face à l’"obstination d’une logique purement liquidative".
Mis sur pied l’an dernier après le rachat d’une partie de Vencorex par le groupe chinois Wanhua, Exalia visait à produire de façon décarbonée de l’acide chlorhydrique, de la soude et du chlore liquide à destination de l’industrie et de l’agroalimentaire. Le projet prévoyait de recréer plus de 250 emplois directs à court terme.
Un parcours judiciaire qui a verrouillé le projet
Le 24 mars 2026, le tribunal des affaires économiques de Lyon a rejeté leur offre de reprise et validé la cession de l’essentiel des installations à un ferrailleur. Soutenus par de nombreux élus locaux, les deux repreneurs avaient alors déposé une seconde offre pour racheter les actifs restants et négocier avec le ferrailleur, sans succès.
Dans leur communiqué, ils dénoncent "les impératifs de délais, l’inertie et les verrous procéduraux" qui ont "condamné" le projet, ainsi que la "rigidité" de l’application par le liquidateur judiciaire. Qualifiant cet échec de "drame humain, industriel et stratégique", ils appellent à réformer le droit des procédures collectives, qu’ils estiment "ne plus pouvoir être le fossoyeur de la souveraineté industrielle".