Renault sur le point de débloquer 4,5 millions d'euros pour soutenir la Fonderie de Bretagne en redressement judiciaire

Renault sur le point de débloquer 4,5 millions d'euros pour soutenir la Fonderie de Bretagne en redressement judiciaire Le constructeur automobile intervient pour éviter la liquidation immédiate de la Fonderie de Bretagne et financer la période d'observation en attendant un éventuel repreneur.

Renault, fondateur historique de la Fonderie de Bretagne (FDB), est sur le point de débloquer 4,5 millions d'euros pour aider l'usine de Caudan (Morbihan), actuellement en redressement judiciaire. Cette intervention vise à éviter la liquidation immédiate du site et à garantir le paiement des salaires ainsi que la poursuite de l'activité pendant la période d'observation, dans l'attente d'un repreneur.

Une situation critique pour la Fonderie de Bretagne

La Fonderie de Bretagne, basée à Caudan, compte 247 salariés. L'usine, autrefois spécialisée dans les pièces en fonte pour l'automobile, devait se mettre cette année à la fabrication d'obus. L'an dernier, Europlasma a repris FDB, avant de placer l'entreprise en redressement judiciaire début juillet pour cessation de paiement. La fonderie avait jusqu'au 17 juillet pour trouver trois millions d'euros.

Selon les informations de France Inter, Renault se montre favorable pour participer et débloquer la somme nécessaire pour éviter la liquidation. Lors de la cession du site, le constructeur s'était engagé à prendre part aux investissements futurs pour le pérenniser, à une condition : qu'Europlasma, le repreneur, participe lui aussi à hauteur suffisante. Un engagement qui n'a pas été tenu puisque, selon Bercy, Europlasma a injecté cinq fois moins d'argent que ce qu'il avait annoncé.

Après de longues discussions avec l'Etat, toujours actionnaire et très investi sur le dossier, Renault est sur le point d'apporter au tribunal des liquidités. Le but, participer au fonds de roulement des prochaines semaines, payer notamment les salaires en attendant qu'un repreneur solide se manifeste. Cette contribution de Renault "est une étape indispensable pour financer la période d'observation jusqu'au mois d'octobre", explique à ICI Breizh Izel ce vendredi, Fabrice Vély, le maire de Caudan où la Fonderie de Bretagne est basée.

Malgré tout, "c'est une étape provisoire et l'enjeu est de trouver un repreneur", concède l'élu. Il précise que "pour l'instant, il n'y a pas de repreneur connu", il faut donc "mobiliser les industriels français et européens".

La production de corps creux d'obus, qui devait permettre à l'usine de se relancer, n'a jamais réellement démarré sur ce site historiquement consacré à l'industrie automobile. L'Etat, qui reste actionnaire, demeure très investi sur le dossier et suit de près les discussions en cours pour tenter de sauver les emplois et l'outil industriel.