Sondage des suprises en perspective

Les sondages publiés avant la fin de la clôture se sont-ils trompés ? C'est bien possible

 A partir de vendredi dernier minuit et jusqu'à ce dimanche 20 heures, la publication de sondage était interdire par la loi. Mais entre le dernier sondage de vendredi et ce qui sera officiel ce soir à 20 heures, peut-on établir un pronostique ? Pas si sûr affirme Le Monde du 21 avril qui rappelle que chaque élection amène son lot de surprises pour les sondeurs. Ainsi, au premier tour de l'élection de 2002, Jean-Marie Le Pen avait été sous-estimé de 3,3 points entre le dernier sondage et le vote. Lionel Jospin avait, lui été sur estimé de 1,8 point. C'est Jacques Chirac qui avait obtenu le score le plus proche de ce que lui donnait le sondage avec une différence de 0,4 point à son avantage.

En revanche, en 2007, c'est l'effet inverse qui s'était produit : le candidat Le Pen avait été surestimé de 3,4 points alors que ses compétiteurs avaient tous été sous-estimés. Nicolas Sarkozy avait été celui à en profiter le plus avec une avance de 3,1 points sur la prédiction, suivi de Ségolène Royal qui avait bénéficié de 1,8 point en plus et de François Bayrou avec 0,5 point en plus.

C'est pour cela que le résultat de la présidentielle 2012 est difficile à prévoir. Seuls les sondages réalisés à partir de dépouillements sur les bureaux tests ayant clôturé les votes à 18 heures donneront une tendance proche de la réalité. Mais ces sondages, communiqués aux partis politiques et aux médias vers 18h30 ne pourront légalement pas être diffusés avant 20 heures.