Ce dépanneur en ramasse deux fois par semaine : c'est la marque de voiture la plus dépannée de France
30 pages et une analyse fine. Pour déterminer quel modèle de voiture est le plus souvent impliqué dans un accrochage, un document fait référence : l'observatoire annuel de la SRA, association regroupant l'ensemble des compagnies d'assurances automobiles françaises. C'est précisément le volet 2025, consacré aux marques et modèles touchés, que le JDN a passé au crible.
L'étude révèle notamment que les SUV, ces véhicules hauts et spacieux, sont particulièrement touchés, ils représentent plus d'un tiers des accrochages recensés. "La catégorie SUV consolide sa position de segment le plus représenté, portée notamment par les SUV familiaux", résument les auteurs.
Au-delà des catégories de véhicules, l'étude s'intéresse aussi aux marques : dix d'entre elles concentrent plus des trois quarts des accrochages. Parmi les trois marques les plus sinistrées, on retrouve uniquement des constructeurs français : Citroën, Peugeot et, en première position, Renault.

Un palmarès qui se confirme sur le terrain. Une société de dépannage sur autoroute a accepté de nous communiquer le détail de ses interventions. On découvre ainsi que depuis le 1er janvier 2026, ce dépanneur a ramassé plus d'une trentaine de fois des Renault et des Peugeot (soit environ deux interventions par semaine pour chacune de ces deux marques), bien devant les Citroën.
Pourquoi des accidents en série chez ces constructeurs ? La réponse est en réalité très simple : Renault, Peugeot et Citroën figurent parmi les marques les plus répandues du parc automobile français. La Renault Clio V étant le modèle neuf le plus vendu en France, il est donc logique de la retrouver en tête du classement, dans la catégorie des citadines.
Pour constituer cette étude, la SRA puise dans une mine d'or : près de 4 millions de rapports d'expertise faits en France en 2024. Mais, pour garantir une comparaison stricte et objective, "l'étude porte uniquement sur les véhicules âgés de moins de six ans lors du sinistre" et ne retient que les sinistres de collision (en circulation ou en stationnement) de véhicules particuliers et d'utilitaires légers. En somme, cela revient à analyser environ 600 000 expertises. Dernier point méthodologique : seuls les modèles totalisant un minimum de 100 expertises ont le droit d'apparaître dans ce palmarès.
Le cœur de l'étude de la SRA porte sur les coûts de réparation. Et les écarts entre constructeurs français sont loin d'être négligeables : c'est chez Renault que la facture est la plus salée, avec des réparations en moyenne 7% plus chères que chez Peugeot et 10% plus chères que chez Citroën. À l'autre bout du spectre, Dacia, filiale low-cost du groupe Renault, se distingue comme la deuxième marque la moins coûteuse à réparer de toute l'étude (en moyenne, 22% moins cher que Renault), talonnant de près le Japonais Suzuki.