Chômage en France : légère baisse au deuxième trimestre

"Chômage en France : légère baisse au deuxième trimestre"

Chômage en France : légère baisse au deuxième trimestre CHOMAGE. Le nombre de chômeurs de catégorie A a diminué de 0,8% en France au deuxième trimestre, par rapport au trimestre précédent. Sur un an, la baisse s'établit à 15,1%.

[Mise à jour du mercredi 27  juillet à 16h05] Le nombre de demandeurs d'emploi continue de baisser. Selon les chiffres publiés ce mercredi 27 juillet par la Dares, le nombre de chômeurs de catégorie A (sans activité) a diminué de 0,8% entre le premier et le deuxième trimestre 2022, et de 15,6% sur un an en France (hors Mayotte). L'institut de statistiques rattaché au ministère du Travail recense au deuxième trimestre 3,165 millions de demandeurs d'emploi dans cette catégorie, contre 3,192 millions au premier trimestre, soit 27 000 inscrits de moins. Le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a salué ces chiffres sur Twitter. 

En prenant en compte les chômeurs exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d'emploi s'établit au deuxième trimestre 2022 à 5,436 millions en France (hors Mayotte), en baisse de 1,7% par rapport au trimestre précédent.

Qui sont les chômeurs en France ?

La tendance est à la baisse pour toutes les catégories d'âge et de genre.

Selon Pôle Emploi et la Dares, le nombre de jeunes chômeurs (moins de 25 ans) de catégorie A en France métropolitaine passe de 475 300 au deuxième trimestre 2021 à 366 800 au deuxième trimestre 2022, soit une baisse de 22,8% en un an. Le nombre de chômeurs de plus de 50 ans passe lui de 957 100 à 847 500 sur la même période, soit une baisse de 11,5%.

Les chômeurs en France, selon la catégorie

Au deuxième trimestre 2022, la France métropolitaine compte 2,9 millions de demandeurs d'emploi en catégorie A (sans emploi) et 2,2 millions en activité réduite (catégories B et C). Le nombre de chômeurs baisse pour la catégorie A de 0,6% par rapport au trimestre précédent. Sur la même période, le taux de chômage diminue de 4% pour la catégorie B (activité réduite courte) et de 2,9% pour la catégorie C (activité réduite longue). Sur un an, toujours en France métropolitaine, l'évolution est de respectivement -15,6% en catégorie A, -2,8% en catégorie B et +3,3% en catégorie C.

Le chômage en France, selon la durée

Entre le deuxième trimestre 2021 et le deuxième trimestre 2022, le nombre d'inscrits depuis moins d'un an en France métropolitaine passe de 2,812 millions à 2,729 millions, ce qui correspond à une baisse de 3%. Le nombre d'inscrits depuis un an ou plus est en baisse de 15,2% (de 2 857 100 à 2 423 200) sur la même période.

Quels sont les motifs du chômage en France ?

Selon Pôle Emploi, la première raison d'inscription à Pôle Emploi est la fin de contrat, qui concerne 101 800 chômeurs au deuxième trimestre 2022, suivie par le retour après inactivité avec 87 300 nouveaux chômeurs et la réinscription rapide, qui concerne 82 600 nouveaux chômeurs. Ces motifs d'entrée représentent respectivement 19,5%, 16,7% et 15,8% des entrées au chômage. Les ruptures conventionnelles représentent 39 300 personnes, soit 7,5% des inscriptions. En revanche, les licenciements économiques sont plus rares et comptent pour 1,6% des inscriptions avec 8 300 cas.

Le nombre de chômeurs par département

C'est dans le département du Nord que les chômeurs de catégorie A sont les plus nombreux. Ils sont 137 690 au deuxième trimestre 2022. Deuxième département dans lequel le nombre de chômeurs est le plus élevé : La Réunion avec 124 060. Ce sont les Bouches-du-Rhône et la Seine-Saint-Denis qui complètent le podium presque ex-aequo avec respectivement 111 100 et 110 170 inscrits.

A l'opposé de l'échelle, les départements qui comptent le moins de chômeurs sont la Lozère (1 800), le Cantal (3 190) et la Creuse (4 130).

Quel est le taux de chômage en France ?

Au premier trimestre 2022, le taux de chômage atteint 7,3% de la population active en France, indique l'Insee, contre 7,3% le mois précédent. Le nombre de chômeurs atteint ainsi 2,2 millions de personnes au sens du BIT, soit 18 000 de moins sur le trimestre. Le taux de chômage des jeunes, lui, rebondit légèrement, à 16,3%. 

Bon à savoir

Le nombre de chômeurs en France représentés dans le premier graphique sont les demandeurs d'emploi de catégorie A inscrits à Pôle Emploi, c'est-à-dire les personnes sans emploi "tenues de faire des actes positifs de recherche d'emploi" et  non les chômeurs de longue durée. Les données présentées concernent les demandeurs d'emploi inscrits en fin de mois à Pôle emploi, l'organisme en charge de la lutte contre le chômage.

La notion de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi est donc différente de celle de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT). Un chômeur au sens du BIT est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui n'a pas travaillé, ne serait-ce qu'une heure, au cours de la semaine de référence, qui est disponible pour une embauche dans les 15 jours et qui a cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en a trouvé un qui commence dans les trois mois. De la classification des demandeurs d'emploi dépend également tout un système d'aide, de droits, d'allocations et même de formation.

Le taux de chômage présenté dans le dernier graphique est un bon indicateur de la santé économique d'un pays. De manière générale, le taux de chômage correspond à la part de la population active qui est au chômage. Sont répertoriées dans la population active les personnes qui occupent effectivement un emploi, y compris celles qui travaillent à temps partiel, et celles qui sont en recherche active d'emploi. Il ne suffit donc pas d'être en âge de travailler pour être comptabilisé dans la population active. La définition du taux de chômage peut varier d'un pays à l'autre, en fonction des critères retenus par les instituts nationaux de statistique.

Ce taux de chômage est calculé par l'Insee selon les normes du Bureau international du travail (BIT) selon lesquelles un chômeur est une personne de plus de 15 ans qui remplit trois critères. D'abord, elle n'a pas travaillé du tout au cours de la semaine de référence. Ensuite, elle est disponible pour travailler dans les deux semaines. Enfin, elle a recherché activement un travail dans les trois dernier mois ou en commence un dans moins de trois mois.