Cette île paradisiaque propose l'un des SMIC les plus élevés au monde... et la trouver vous fera réviser votre géographie
Forêts subtropicales, volcans actifs, paysages spectaculaires : ce décor de carte postale ne séduit pas seulement grâce à sa nature. Ce pays du Pacifique, deux fois plus petit que l’Hexagone, a l’un des SMIC les plus élevés au monde.
Le salaire minimum y atteint 2 316 euros brut par mois, plaçant le pays au 7e rang du classement de l’Organisation internationale du travail. La France occupe, pour sa part, la 11e position.
Pour arriver à ce résultat, l’OIT ne se base pas uniquement sur le SMIC en vigueur mais prend en compte le coût de la vie. C’est pourquoi, dans son rapport, la France affiche un SMIC à 2 040 euros alors que le salaire minimum en vigueur est officiellement de 1 823 euros.

Derrière ce profil atypique : la Nouvelle-Zélande, dont le salaire minimum élevé ne doit pas masquer une réalité économique plus nuancée. Le pays affiche l’un des coûts de la vie les plus élevés de l’OCDE. “Quand on discute avec les locaux, beaucoup trouvent la vie assez chère”, relate Juliette, fille au pair de 26 ans, partie de Paris en décembre dernier pour la Nouvelle-Zélande.
C’est qu’au cours des dernières années, le coût de la vie a fortement augmenté avec une inflation qui a largement dépassé celle de la France en 2022. En quinze ans, le loyer moyen est passé de 292 dollars néo-zélandais à 573. Précision importante : en Nouvelle-Zélande, le loyer se paie à la semaine.
Malgré tout, la vie reste relativement accessible du point de vue de Juliette : “Avec des euros, tout semble abordable ! Un paquet de fraises à quatre dollars néo-zélandais vaut deux euros. Un plein d’essence à soixante dollars, à peine trente euros. De même pour les restaurants où une pizza vaut autour de dix euros.”
Elle réside dans la ville de Nelson dans des conditions particulières : “Je suis demi-fille au pair. Je ne fais donc que très peu d’heures, en étant nourrie, logée mais pas payée. Ce qui m’offre énormément de temps libre.” Juliette ne profite donc pas du salaire minimum néo-zélandais mais découvre une culture “très relax” à 22 000 kilomètres de Paris.
“Ici, les serveurs dans les cafés prennent leur temps ; les gens conduisent pieds nus si ça leur chante ; les portes des maisons ne se ferment pas à clé ; il y a des fruits à disposition des enfants dans les magasins”, raconte Juliette au JDN. Surtout, les saisons sont inversées. “Je suis arrivée pile pendant les grandes vacances d’été de Noël. Donc, c’est lors d’un camping que l’on a célébré Noël.”
Se rendre en Nouvelle-Zélande est une aventure en soi : 24 heures d’avion minimum, avec une escale obligatoire pour destination Auckland, capitale de la Nouvelle-Zélande, où résident déjà près de 3 000 Français.