Egalité hommes-femmes : les entreprises les plus vertueuses

Egalité hommes-femmes : les entreprises les plus vertueuses Orange, Médica et Saint-Gobain occupent le podium du classement des sociétés du SBF 120 les plus avancées dans leur politique de féminisation.

En matière d'égalité professionnelle, les grandes entreprises françaises ne font pas preuve d'un même volontarisme. D'un côté, certains groupes, à commencer par Orange, ont pris le sujet à bras le corps et féminisent leur hiérarchie. De l'autre, on trouve des entreprises sans une femme dans les organes dirigeants. C'est le cas chez le semencier Vilmorin & Cie ou dans la firme pharmaceutique AB Science.

Ce diagnostic provient du classement dressé par Ethics & Boards à la demande de la ministre du Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem. Toutes les entreprises du SBF 120 ont été passées au crible.

 
Les 10 entreprises du SBF 120 les plus vertueuses sur la féminisation
Rang Entreprise Féminisation du conseil (sur 40 points) Féminisation des dirigeants (sur 50 points) Politique de féminisation (sur 10 points) Note globale (sur 100 points)
Source : Ethics & Boards
1 Orange 28 29 10 67
2 Medica 34 30 0 64
3 Saint-Gobain 30,5 21,4 10 61,9
4 ex aequo Vibrac 24,6 37,2 0 61,8
4 ex aequo Publicis 36,8 22 3 61,8
6 Sodexo 31,8 26 3 60,7
7 Mercialys 21,2 17,2 10 60,5
8 Icade 17,2 39,6 3 59,8
9 Accor 28 28,4 3 59,4
10 Kering 300,5 28,4 0 58,9
 
Les 10 entreprises du SBF 120 les moins vertueuses sur la féminisation
Rang Entreprise Féminisation du conseil (sur 40 points) Féminisation des dirigeants (sur 50 points) Politique de féminisation (sur 10 points) Note globale (sur 100 points)
Source : Ethics & Boards
110 ex aequo Maurel & Prom 15 0 0 15
110 ex aequo Téléperformance 5 10 0 15
112 ex aequo ArcelorMittal 14,9 0 0 14,9
112 ex aequo EADS 14,9 0 0 14,9
114 Orpea 13,9 0 0 13,9
115 SES 10,6 0 0 10,6
116 Sartorius Stedim Biotech 7,5 0 0 7,5
117 Technicolor 6,7 0 0 6,7
118 Vicat 6 0 0 6
119e ex aequo AB Science 0 0 0 0
119e ex aequo Vilmorin & Cie 0 0 0 0

Les 120 entreprises ont été évaluées sur la base de trois critères : la part des femmes dans les organes dirigeants (sur 40 points), au sein des 100 premiers postes de l'entreprise (sur 50 points) et la présence d'une politique de féminisation (sur 10 points). Le tout donne une note sur 100 points, qui permet d'établir ce classement général.

Les entreprises françaises qui traînent des pieds sur ces questions d'égalité professionnelle risquent désormais des pénalités financières.

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