Deux bonnes pratiques pour réduire coût et empreinte carbone

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Deux bonnes pratiques pour réduire coût et empreinte carbone Pour réduire leur empreinte carbone et rester concurrentielles, les entreprises doivent identifier les maillons les plus critiques de leur supply chain. Chez Nespresso France, deux initiatives fortes ont ainsi été mises en place.

Les entreprises sont, comme les Etats et les particuliers, appelées à participer à l'effort de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les enjeux sont environnementaux mais aussi commerciaux.

Elles peuvent ainsi agir sur le processus d'approvisionnement, de production, de livraison et plus globalement sur le cycle de vie des biens et marchandises commercialisés. Chez Nespresso France, responsable de la distribution des capsules de café aux consommateurs de l'Hexagone, la réflexion a rapidement fait apparaître deux axes d'action pour réduire l'empreinte carbone de la filiale du groupe mondial : le transport pour la livraison, et le recyclage des capsules une fois consommées.

Optimiser ses livraisons

"En 2013, nous avons voulu optimiser notre logistique pour répondre à trois enjeux : réduire l'empreinte carbone, le coût et le délai des livraisons", confie Martine Varieras, directrice des opérations de Nespresso France. "Nous nous sommes donc tournés vers notre partenaire principal Colissimo, filiale de La Poste, pour adapter notre organisation et l'emplacement de nos entrepôts à leur fonctionnement."  Jusqu'en 2014, l'entreprise expédiait par camion ses colis aux plateformes primaires de La Poste, lesquels étaient ensuite envoyés vers des plateformes secondaires pour finalement être dispatchés chez les particuliers.

Après une étude d'un an et un travail de synergie avec son principal prestataire de livraison, l'entreprise a optimisé la localisation d'entrepôts en relocalisant son entrepôt proche de Macon entre Lyon et Marseille. Une dynamique qui lui permet désormais d'emmener des camions pleins directement vers des plateformes secondaires de La Poste. Résultat : les délais de livraison ont été réduits, et l'empreinte carbone avec, puisque selon les données communiquées par La Poste, le ratio CO2/Colis de Nespresso a diminué de 14%.

Donner une seconde vie aux produits

"La deuxième initiative forte chez nous a été lancée il y a près de dix ans et se poursuit aujourd'hui. Elle consiste à redonner une seconde vie à nos produits une fois qu'ils ont été consommés et donc à mettre en place une filière de collecte et de recyclage", poursuit Martine Varieras.

Dès 2008, Nespresso France a mis en place les points de collecte de ses capsules usagées. Après avoir invité les clients à les déposer dans l'une de ses 36 boutiques, l'entreprise a noué des accords avec Mondial Relay, Relais Colis et La Poste, et avec plus de deux tiers des déchetteries du pays. Autant d'actions qui ont permis de mettre à disposition des consommateurs plus de 5 500 points de collecte.

A cette première démarche nécessaire s'est ajoutée la création d'un centre de traitement sur la zone de Rungis pour rassembler les capsules et surtout les traiter, afin de séparer l'aluminium et le marc de café pour recycler le premier et valoriser le second.

Innover et s'entourer

" Mais mettre en place une politique environnementale efficace est un travail sur le long terme. On peut toujours optimiser. Nous avons ainsi identifié une technologie de pointe, développée par la société Remondis aux Pays-Bas, permettant de mieux séparer l'aluminium et le marc. Grâce à sa machine à courant de Foucault, qui permet de séparer l'aluminium du marc de café, on obtient un aluminium en plus grande quantité et plus pur qui nous permettra bientôt de fabriquer de nouvelles capsules à partir des anciennes. Et le méthane contenu dans le marc est utilisé pour produire du biogaz ", explique encore la directrice des opérations.

Depuis un an, les capsules rassemblées à Rungis sont donc expédiées par camions roulant au biocarburant dans le centre de traitement de Remondis, pour améliorer son procédé de recyclage et revaloriser plus de matière. De plus, l'entreprise s'est assurée que les camions ne reviennent pas vides en France. "La reverse logistique a été une exigence que nous avons imposée quand on a mis en place ce process. De retour en France, les camions sont remplis par les marchandises d'industriels hollandais souhaitant les acheminer vers Rungis, la plus grosse plateforme logistique française", ajoute Martine Varieras.

La démarche de réduction de l'empreinte carbone permet donc de mettre en place des logiques économiques plus circulaires. "Mais pour y parvenir, la notion de partenariat est essentielle, estime Martine Varieras. C'est le genre d'initiatives qu'on ne peut mener qu'à plusieurs. Et tout le monde est gagnant".

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