Recruteurs : voilà comment identifier les soft skills

Pour trouver la perle rare, les RH et les managers doivent attacher une importance particulière au diplôme et à l'expérience professionnelle. Mais, il est également vital de cerner les soft skills. Voici comment faire.

Les compétences techniques sont souvent prises en compte lors d’un recrutement. Des compétences qui proviennent d’un apprentissage et qui sont appuyées par des diplômes ou des expériences passées. Plus communément appelées hard skills, elles sont désormais opposées aux soft skills. Ces compétences, parfois difficilement identifiables par les recruteurs, sont pourtant essentielles sur le long terme. Ces aptitudes personnelles permettent d’anticiper la capacité du candidat à s’intégrer et à s’épanouir dans son environnement de travail. Il faut donc les déceler au plus vite, et surtout, miser sur ces soft skills dès le début du processus de recrutement.

L’importance de bien choisir

La personnalité. Cette notion n’apparaît pas dans un CV ou dans une lettre de motivation. En revanche, elle peut être décelable lors d’un entretien. Le recruteur ne doit pas se tromper lors de la sélection d’un candidat. Il doit avant tout miser sur le savoir-être de sa futur recrue plutôt que sur son savoir-faire. C’est d’ailleurs ce que confirme cette étude qui montre que l’élément le plus important dans le choix d’un éventuel collaborateur, est la personnalité. Elle arrive en tête (82%) devant l’expérience et le parcours (78%). Avoir des compétences techniques est nécessaire, mais avoir des compétences humaines, relationnelles et émotionnelles l’est tout autant, voire plus. Le savoir-faire peut s’acquérir avec le temps, la personnalité d’un individu, elle, ne change pas. Lors d’un entretien, il est donc indispensable pour le recruteur de pouvoir comprendre la personne en face d’elle.

Faciliter l’intégration

Mieux connaître la personnalité n’est pas seulement nécessaire dans le choix de la future recrue. Cela l’est aussi pour son intégration dans une équipe déjà en place. Ainsi deux questions peuvent se poser. Quel est l'intérêt d'être plus expérimenté si le nouvel employé ne parle à personne ? Que faire si personne ne veut travailler avec le nouveau venu car il n'a aucune empathie ? 

Chacun est unique avec des attentes et des besoins qui lui sont propres. Il faut donc communiquer et discuter avec la nouvelle recrue sur ce qu’elle attend de son futur poste, de son interaction avec les autres, ce qui la stresse ou la met en confiance, si elle partage les mêmes valeurs que l’entreprise. Plus généralement, pour savoir comment elle va évoluer dans son environnement de travail. Il ne faut pas aller contre sa personnalité ou la forcer à la changer pour un poste donné. Sur le long terme, l’employé se retrouvera, forcément, en inconfort, voire pire, en rupture totale avec l’équipe et l’entreprise.

Voir plus loin que le CV

Pour le recruteur, lors d’un entretien, mettre le CV de côté permet d’engager une discussion, un dialogue plus sincère. Faire parler une future recrue sur qui elle est vraiment, ce qui l’intéresse, ce qu’elle attend du poste à pourvoir. C’est une façon de remettre le côté humain au cœur des relations et d’instaurer un climat de confiance entre les deux parties. Quoi de mieux que de parler de soi plutôt que de certaines expériences précédentes qui ne sont pas forcément toujours bien passées. Un nouvel employé qui se sent écouté, compris voudra s’investir et rendra la confiance accordée. En se basant sur le savoir-être de l’individu, c’est un moyen de fidéliser et de penser à l’avenir.

S’accorder le temps de comprendre la personnalité que l’on rencontre, c’est mettre toutes les chances de son côté pour trouver les personnes de confiance dont l’entreprise a besoin.

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