Génération Z : ce qu'il faut savoir sur leur utilisation du smarphone

Faut il s'inquiéter des pratiques addictives du smarphone pour la Génération Z : des constats inquiétants mais aussi des leviers de performance à prendre en compte dans un monde où la communication devient centrale.

Les études effectuées aux Etats Unis affirment que  80% des adolescents ont eu leur premier smartphone lorsqu'ils avaient entre 11 et 13 ans. Nous pouvons considérer que cette réalité deviendra rapidement la nôtre. Les études montrent par ailleurs que les jeunes utilisent, en moyenne, leur téléphone 4 heures par jour avec une amplitude qui peut aller selon les cas  de 3 à 7 heures et une consultation d'une telle fréquence qu'elle peut atteindre 120 consultations par jour.

Faut-il s'en inquiéter et considérer cette pratique comme dangereuse ?

Le smartphone représente pour eux un couteau suisse multi-usages puisqu'il permet de s'informer, échanger, partager, s'organiser,...)  mais il est quelque part aussi une doudou numérique. L'outil reste toujours à portée de main et peut même être considéré comme le prolongement du bras. Le fait de ne pas voir passer une information peut être vécue comme un risque par certains utilisateurs.

Nous ne disposons pas encore d'études permettant de démontrer la nocivité de l'outil sur le plan physiologique mais nous pouvons déjà mesurer l'addiction que génère les réseaux sociaux. Nous savons à travers les travaux du docteur Olivier Houdé que son utilisation développe la dopamine c'est à dire la substance du plaisir et que plus une personne va aller sur les réseaux sociaux, plus elle trouvera matière à y retourner.

Certes, cela ne concerne pas seulement les jeunes de la Génération Z mais constatons que les usages et le temps consacré aux réseaux sociaux ne sont en rien comparables.  En effet selon une étude Harris, réalisée en 2017, les membres de la Génération Z consacrent 38 % du temps consacré à l'information aux réseaux sociaux alors que celui-ci n'est que de 25 % pour la Génération Y et 5 % et 3 % pour les générations X et Baby boomers. Le score atteint 71 % avec la consultation des sites sur internet. Cela laisse peu de place à la TV, la presse écrite et à la radio. Nous voyons donc que l'accès à l'information ne s'effectue pas de la même manière selon les générations et que l'usage des réseaux sociaux pour les jeunes Z est ultra dominant.

Certes, l'ergonomie d'une application peut expliquer son succès mais ce qui est plus déterminant c'est son utilité et ses fonctionnalités. Avec instagramm et Snapchat on peut envoyer des messages et des images en un clin d'oeil mais il serait dommageable de n'y voir qu'une pratique superficielle et éphémère.

Le succès des réseaux sociaux réside dans le potentiel de collaboration qu'il propose aussi sur des sujets de réflexion. Sans doute jamais aucune génération n'a été aussi bien informé sur ce qui se passe sur la planète. Ils sont capables de se passer du global au local et ils seraient injustes de penser que les enjeux sociétaux tels que le dérèglement climatique ou la situation des migrants ne les intéressent pas. C'est bien le contraire dont il s'agit. L'éducation à la citoyenneté passe par l'utilisation du smartphone et pas par les cours d'instruction civique. N'en déplaise à ceux qui ont trop tendance à les critiquer et à considérer que l'utilisation des réseaux sociaux ne consistent qu'à partager des selfies ou des banalités quotidienne.

 Les jeunes aiment partager l'information et pour eux l'information s'additionne et se multiplie. Ils ne sont pas dans la rétention de l'information et c'est une excellente nouvelle dans un monde où l'on sait que l'intelligence collective et l'innovation vont être les leviers de la croissance économique de demain

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