Pacte de Marrakech : une opportunité pour l’externalisation en Afrique

C’est un accord qui représente l’aboutissement d’un travail commencé par l’ONU le 19 décembre 2016, à New York, à propos des réfugiés et des migrants.

Cette déclaration, votée à l’unanimité par l’Assemblée générale, verrait la production de deux pactes mondiaux en 2018. Les 10 et 11 décembre 2018, les états membres valideront le texte qui concerne les immigrés en Afrique.

Protéger l’être humain avant tout

Le pacte ne piétine pas la souveraineté nationale des pays et il est non contraignant puisqu’il permet à chaque état de mener la politique de migration qui lui semble juste. Toutefois, les centaines de mesures contenues dans le document soulignent d’une manière générale, les principes et les règles pour protéger toutes personnes qui sont contraintes à se déplacer, quel que soit le motif. Les rédacteurs visent la lutte contre l’exploitation et le trafic d’êtres humains. C’est un pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières. 

Lecture positive du texte

Là où certains verraient ce pacte comme une porte ouverte à des flux migratoires dangereux pour l’économie et la sécurité des pays d’Europe, d’autres en font une lecture positive. Ces derniers rejoignent les auteurs de ce texte en y soulignant un enrichissement mutuel des nations et des populations. L'accord de Marrakech est un moyen efficace et apaisé d’endiguer les flux humains, conséquences directes de la mondialisation. En clair, il s’agit de doter tous les migrants de documents d’identité pour faciliter leur contrôle et la gestion des administrations et des frontières.

Respect et opportunité d’échange

Les rédacteurs ont tenu également à souligner l’appel au respect mutuel des cultures, des traditions et des coutumes entre les communautés d’accueil et ceux qui se déplacent. Les droits et les devoirs de tout un chacun sont mis en exergue. Les lois nationales sont à respecter de même que les coutumes de destination. Le pacte reconnaît que les migrants pleinement intégrés contribuent davantage à la prospérité d’un pays d’accueil. Il faut que ces États garantissent l’accès aux droits sociaux des immigrés et leur permettent d’accéder au marché du travail.

Le Pacte de Marrakech et la technologie

Compte tenu de l’explosion démographique des prochaines décennies sur le continent africain et les craintes exprimées par les pays d’Europe à propos de l’augmentation des flux migratoires, cet accord apporte un espoir. Il faut le savoir, d’ici à 2050, il y aura environ 2,5 milliards d’Africains dont la moitié aura moins de 25 ans. Le pacte de Marrakech loin d’accentuer les problèmes sur le vieux continent, apporte une solution à l’immigration massive à laquelle les nations doivent faire face.

Le développement des pays de départ

L'installation permanente des migrants dans les pays d’accueil, n'est pas le but recherché. Le pacte de Marrakech exhorte à la facilitation des transferts, que ce soit d’ordre financier ou de savoir-faire, des migrants vers leurs pays d’origine. Le développement des pays de départ des flux migratoires est important. Les rédacteurs recommandent fortement aux signataires d’organiser, à terme, la réinstallation de ces immigrés sur leurs terres natales, tout en respectant les droits de l’homme. Il s’agit principalement de convaincre les Africains de bâtir un avenir dans leur pays au lieu d’immigrer vers l’Europe.
Une autre solution serait de proposer de former dans leur pays d'origine et de les faire travailler à distance , comme le propose la société Talenteum.africa basée à l’île Maurice. 


Le capital humain africain devient donc une réelle opportunité avec l’accord de Marrakech. Les jeunes Africains ont du talent. Ils utilisent le numérique pour se projeter vers l'avenir. Ces jeunes talents émergents du continent noir ont la possibilité de travailler désormais à distance, notamment grâce aux avancées technologiques et au formation online. 

Tous gagnants

Selon une étude, les principales puissances économiques mondiales actuelles pourraient manquer de 80 millions de talents d’ici 2030 pour des postes à hautes qualifications. Dans le même temps, la croissance démographique du continent africain est une vraie opportunité. Le retour des flux migratoires dans les pays d’origine, comme proposé par le pacte de Marrakech, pourrait devenir une manne et pour le pays d’origine et pour l’économie mondiale. Formée, cette population exilée, temporairement, apporterait tout le savoir-faire et la connaissance nécessaire pour le développement de ces pays et celui des sociétés étrangères.

Le potentiel humain africain

L’Afrique regorge de talents, le continent africain représente un fort potentiel. Et de nos jours, le développement des nouvelles technologies, tels l’intelligence artificielle et le numérique, apporte une révolution dans le monde du travail. L’informatique permet aux entreprises européennes, américaines ou asiatiques de s’engager sur ces nouveaux marchés émergents. Selon la Banque mondiale, les économies africaines ont une capacité à créer suffisamment d'emplois pour une population jeune et cela doit passer avec une coopération avec les pays du reste du monde et plus particulièrement de l'Europe.

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