Les prix des péages augmenteront à cette date et surtout dans une région : voici combien les conducteurs vont devoir payer en plus

Les prix des péages augmenteront à cette date et surtout dans une région : voici combien les conducteurs vont devoir payer en plus Les sociétés qui exploitent les autoroutes ont dévoilé leur nouvelle grille tarifaire. Les factures à tous les péages vont coûter plus cher aux conducteurs, notamment en Normandie.

69,8 millions de véhicules franchissent, au moins une fois par an, une barrière de péage. Certains automobilistes empruntent même plusieurs fois par semaine les autoroutes de France métropolitaine. Or, à compter du 1ᵉʳ février prochain, ces conducteurs vont devoir mettre (une fois de plus) la main à la poche. Le prix des péages va grimper de 0,86% en moyenne sur toutes les voies rapides.

Le montant payé par les usagers dépend de l'autoroute qu'ils empruntent. En effet, chaque société gestionnaire d'autoroute applique sa propre grille tarifaire. En clair, dans certaines régions, prendre l'autoroute coûtera plus cher qu'ailleurs. Les différents concessionnaires autoroutiers ont récemment dévoilé les tarifs qu'ils vont pratiquer à leurs péages à partir de février.

Le groupe Vinci Autoroutes a annoncé que sa filiale Cofiroute (A10, A11 et A85) imposera une hausse comprise entre 1,21% et 1,41% selon le type de véhicule utilisé. Les filiales ASF (A7, A10, A61, A62, A64 et A89) et Escota (A8, A50 et A51), dominantes dans le sud de la France, vont augmenter le prix des péages de 0,62% pour tous les véhicules. Quant à Arcour (A19), la plus petite filiale du groupe Vinci Autoroutes, elle rehaussera le prix de ses péages de 0,48%.

Du côté d'APRR, responsable de l'axe Paris-Rhin-Rhône (A5, A6, A42, A71 et A75), l'augmentation des tarifs aux péages atteindra 0,94%. Sa filiale AREA, présente en Rhône-Alpes (A43, A48 et A49), suivra avec une hausse de prix de 0,95%. ADELAC, autre branche du groupe APRR, qui exploite une partie de l'A41 en Savoie, obligera les conducteurs à payer 1,89% de plus pour circuler sur son réseau.

De son côté, le réseau SANEF (A1, A4, A16 et A26), implanté dans le nord et l'est du pays, prévoit une progression des tarifs de 0,70%. Sa filiale SAPN (A13, A14 et A29), qui dessert l'axe Paris-Normandie, appliquera une hausse de prix oscillant entre 1% et 1,25%, selon le type de véhicule.

Les plus petits concessionnaires n'échappent pas à la tendance. Les sociétés ATMB et SFTRF, exploitant respectivement les tunnels du Mont-Blanc et du Fréjus, augmenteront le prix de leurs péages de 0,62%. En Normandie, les réseaux Alis et Albea prévoient des hausses particulièrement fortes de respectivement 1,90% et 1,67%. Les sociétés Alienor (A65) et Alicorne (A88), vont quant à elles augmenter le prix des péages de 1,19%. Enfin, la société At'landes, présente sur le réseau des Landes, relèvera ses prix de 0,67%.

Concrètement, un trajet en voiture entre Paris et Lyon coûtera désormais 41,25 euros. Pour relier Bordeaux à Paris, les automobilistes devront débourser 61,02 euros. La liaison Paris-Marseille passera à 69,49 euros, tandis que la facture pour un Lille-Paris s'élèvera à 19,06 euros.

A cause de cette hausse de prix en 2026, un conducteur français paiera en moyenne 194,78 euros par an de frais de péage, contre seulement 187,50 euros en 2024 selon une étude menée par Roole Data. Pour rappel, le coût du passage aux barrières de péage dépend de la catégorie du véhicule utilisé. Une moto ne paiera pas le même prix qu'une voiture, et une camionnette ne paiera pas le même tarif qu'un poids lourd.

La hausse du prix des péages en 2026 n'est pas la première de la sorte. Déjà en 2020, les tarifs avaient progressé de 0,85% en moyenne, suivis d'une hausse de 0,44% en 2021 puis de 2% en 2022. Ensuite, en 2023, les tarifs des péages avaient bondi de 4,75%, avant de grimper une nouvelle fois de 3% en 2024. L'an dernier, l'augmentation a été de 0,92%.