20 technopôles qui font face à la Silicon Valley

Par Yves Drothier

Adelaïde, Australie

L'Adelaide University Research Park s'étale sur 24 000 m2 et totalise 67 sociétés en son sein. Ce centre est spécialisé dans les biotechnologies, les technologies de l'information, l'électronique et la micro-électronique, les logiciels, et les télécommunications. Il est complété par le Technology Park d'Adelaide, qui contient 75 sociétés spécialisées dans les TIC.

L'Australie n'est d'ailleurs pas dénuée de technopôles, avec l'Australian Technology Park de Sydney, le Technology Park de Brisbane et le Riverside Corporate Park de Canberra.

Austin, Etats-Unis

Aux Etats-Unis, la Silicon Valley n'est pas le seul technopôle d'envergure. Au Texas, à Austin, se trouve la Silicon Hills, la seconde vallée dorée des spécialistes de l'informatique. Quelques sociétés américaines y ont élu leurs sièges sociaux dont Dell, Apple, Freescale, IBM, HP, AMD et Texas Instruments.

Moins chère que la Silicon Valley, Austin fait figure de point central aux Etats-Unis. Ainsi, de nombreuses sociétés de la nouvelle économie y ont également un pied : Google, Sun, Intel, eBay et Paypal, Cisco ou Applied Matérials.

Boston et Seattle sont également richement dotés en pépinières d'entreprises spécialisées dans la high tech, avec respectivement le Cyber District (Boston), et la Silicon Forest (Seattle). A noter également le Technopark de Dallas, spécialisé dans les semi-conducteurs.

Barcelone, Espagne

Avec un parc scientifique et un technoparc, Barcelone se retrouve en tête avec Madrid des villes espagnoles les plus représentées dans le domaine des technologies de l'information. A Barcelone, la recherche s'oriente principalement dans les domaines de l'Internet et des développements logiciels.

Le technoparc 22@Barcelona regroupe ainsi 300 entreprises sur 1 159 000 m2. Il couvre des domaines variés, allant des télécommunications à l'audiovisuel, en passant par les biotechnologies et les énergies renouvelables.

Bangalore, Inde

A Bangalore se situe l'Indian Institute of Science, ainsi que bon nombre de filiales de sociétés américaines dont Microsoft Research, Verisign, Sun Microsystems, IBM, EDS, CSC, Cisco... En Europe, Capgemini, Freescale, SAP et Alcatel-Lucent emploient également plusieurs milliers de salariés sur place. La délocalisation de la R&D vers une main d'oeuvre qualifiée et anglophone, attire chaque année de nouveaux candidats.

La SSII indienne Infosys, qui emploie plus de 91 000 salariés, est également basée à Bangalore. Satyam et TCS y sont également présents.

Cambridge, Angleterre

Le Cambridge Science Park est un complexe universitaire réunissant 90 sociétés incubées sur près de 145 000 m2. C'est l'un des plus anciens parc scientifique du Royaume-Uni, avec ceux d'Oxford et de Manchester. Hormis ces trois grandes villes étudiantes, Londres dispose aussi de parcs scientifiques.

A Cambridge, le parc emploie 5000 personnes dans le domaine des réseaux informatiques, des biotechnologies, du développement logiciel, de l'informatique scientifique et des calculs complexes.

Casablanca, Maroc

Le Casablanca Technopark apporte au Maroc son technopole de renommée internationale. Le pays, qui fait déjà figure de référence pour la qualité de formation de ses informaticiens, mais aussi en tant que plate-forme nearshore de développement logiciel ou de centres clients, dispose à Casablanca de 29 000 m2 de locaux dédiés à 150 entreprises dans le domaine de l'Internet, de l'e-business, des télécommunications et le développement logiciel (notamment dans l'Open Source).

Casablanca accueille également les Med-IT, des rencontres entre professionnels de l'informatique, de la sécurité informatique, de l'Internet et des Télécoms, qui visent à développer les affaires dans cette région. Des groupes informatiques français s'y rendent, comme Axway ou Sopra Group.

Dresden, Allemagne

Avec la Silicon Valley of the East, l'Allemagne accueille à Dresden les infrastructures d'AMD pour la fabrication de micro-processeurs. Il s'y construit chaque année la majeure partie de la production du constructeur, là où son concurrent Intel opère directement aux Etats-Unis. agit de la plus grosse usine de fabrication du constructeur.

Toujours dans les semi-conducteurs, deux gros producteurs y sont présents, à savoir l'allemand Infineon et sa filiale Qimonda. On retrouve une autre société allemande sur ce site en la personne de Siemens AG. L'Allemagne dispose à Dresden d'un savoir-faire unique en Europe en matière de nanotechnologies et nanoélectronique. En France, la meilleure réplique est sans doute celle de la région de Grenoble, où figure STMicroelectronics.

A Franckfurt se trouve enfin le Investor Center Ostbrandenburg GmbH, spécialisé dans l'électronique et la micro-électronique.

Hsinchu, Taiwan

L'île de Taiwan n'est pas en reste avec le Southern Taiwan Science Park, qui regroupe plus de 150 sociétés des technologies de l'information. Avec une forte culture informatique, le pays compte en effet deux sous-traitants majeurs dans les semi-conducteurs (TSMC, UMC), et des infrastructures modernes en télécommunications, Taiwan ne pouvait qu'attirer les chercheurs et les sociétés innovantes des TIC.

Enfin, à Hsinchu, le Science Park Administration complète le dispositif en accueillant 335 sociétés sur 6 320 000 m2. Ces deux parcs ont centré leur expertise dans la micro-électronique, le matériel informatique, les télécommunications et les réseaux optiques. Le technoparc d'Hsinchu possède aussi un savoir-faire dans les semi-conducteurs.

Kyoto, Japon

Le Japon s'avère relativement riche en technoparc. On en trouve notamment dans la région de Kyoto, avec le Kyoto Research Park (250 entreprises dans le domaine des biotechnologies, des télécommunications et de l'énergie). Le Shinjuku park et la Bit Valley sont respectivement situés à Tokyo, et à la cité des sciences de Tsukuba.

Une grande partie de la recherche scientifique au Japon est d'ailleurs concentrée à Tsukuba, où le pays dispose de 30% des organismes de recherche nationaux. Plutôt spécialisée dans les sciences de la terre, l'Université de Tsukuba dispose toutefois d'une spécialité informatique.

Au Japon, quatre grands acteurs de l'informatique prospèrent : Fujitsu, Hitachi, Sony et Toshiba.

Monterrey, Mexique

Le Mexique s'avère moins riche en parc technologique. Il dispose toutefois du PIIT Parque de Investigación e Innovación Tecnológica, un centre de recherche qui dispose de compétences dans le domaine des nanotechnologies, des logiciels et de l'électronique.

En Amérique du Sud, le Brésil et l'Argentine sont également présents par le biais de parcs technologiques situés à Rio de Janeiro ou Sao Paulo pour le premier, à Buenos Aires pour le second.

Nice Sophia Antipolis, France

A Nice, le site de Sophia Antipolis fait partie des technopôles français les plus reconnus à l'international. Avec 1300 entreprises qui y travaillent, 30 000 emplois sur 2300 hectares, Sophia Antipolis accueille depuis 1969 des entreprises dans son parc. Steria, Sopra Group, Sogeti, Quescom, Qualcomm, Philips Semiconductor, Oracle, Nortel, Ilog y ont des locaux.

Même si ce site s'avère le plus réputé, la France dispose d'autres centres de compétences en informatique, à Grenoble notamment (semi-conducteurs avec les sites de Crolles), à Rennes, Poitiers (Futuroscope), Toulouse , Paris et au Plateau de Saclay (Orsay).

Pékin, Chine

A Pékin (Beijing), se trouve le Beijing High-Tech Business Innovation Service Center qui s'étend sur 8 300 m2 et compte 41 entreprises. Spécialisé dans l'électronique, la micro-électronique, le matériel informatique et les biotechnologies, ce centre est à l'image de la ville, connue pour son industrie de la high-tech.

On retrouve également le technopôle Administrative Committee of the Zhongguancun Haidian Science Park, ou Z-Park, bien plus imposant, et qui revendique 13 000 entreprises au sein de 100 millions de m2. Outre le matériel informatique et l'électronique, le parc est spécialisé dans les technologies optiques et les nouveaux matériaux.

Séoul, Corée

A Séoul, en Corée du Sud, se trouve le Centum Science Park, complété par le Changwon Industrial Innovative Cluster, et la Media Valley d'Inchan, dans la banlieue de la capitale. Ces trois technoparcs couvrent des domaines différents : les biotechnologies à Séoul, l'électronique à Changwon, et les logiciels à Inchan.

La Corée reste une référence dans le domaine des télécommunications, et de la culture informatique, mais le pays est largement concurrencé par ses encombrants voisins : le Japon, la Chine, Taiwan, les Philippines, l'Inde, et Singapour.

Singapour, Singapour

Le Singapour Science Park se mesure aux plus grands technopôles du monde. Avec 350 sociétés réparties sur 650 000 m2, ce technocentre est spécialisé dans la recherche en aéronautique, les sciences de la vie, mais aussi dans le domaine informatique (développement logiciel principalement).

Créé en 1980 à l'initiative du gouvernement, ce centre se situe à proximité de l'Université de Singapour, et de l'Université de Nanyang. Il comprend un institut de microelectronique, et une entité dédiée aux HPC (ordinateurs hautes performances / supercalculateurs).

Jérusalem, Israël

La Silicon Wadi de Tel Aviv tente d'encourager la création de spécialistes du logiciels et des TIC en Israël. On trouve également le Givat Ram Technology Park, à coté de plusieurs centres industriels à Jérusalem. Le pays dispose en effet de fortes compétences dans ce domaine, qui n'hésite pas à essaimer des petites sociétés spécialisées ensuite rachetées par des acteurs étrangers dès qu'elles connaissent la réussite.

Par ailleurs, de nombreuses sociétés technologiques américaines ont délocalisé une partie de leur R&D dans le pays. C'est notamment le cas d'Intel, IBM, Google, HP, Cisco, Oracle, BMC Software, Microsoft, Computer Associates et quelques européens (SAP, Philips).

Israël compte également des acteurs locaux de premier plan parmi lesquels : CheckPoint, Amdocs, Radware, Aladdin, NICE Systems et Horizon Semiconductors.

Venise, Italie

En Italie, les deux principaux technoparcs se trouvent à Milan et à Venise. A Milan, il s'agit du Science Park RAF, qui traite principalement la problématique des biotechnologies, même si l'Université de la ville dispose d'un département informatique et télécommunications relativement important.

A Venise, le Vega Venice Gateway for Science and Technology, ou Vega Park, compte une centaine d'entreprises sur 100 000 m2. Les compétences du parc de Venise s'orientent davantage vers les nanotechnologies, les télécommunications, le multimédia et Internet.

Vienne, Autriche (et dans le reste de l'Europe)

En Europe, on trouve quelques technoparcs plus modestes, notamment à Vienne avec le Tech Gate Vienna Science and Technology Park, spécialisé dans le développement logiciel.

La République Tchèque dispose également de son centre technologique à Brno. Les pays Nordiques sont également bien servis, avec Kista à Stockholm (Suède) et le technoparc de Trondheim en Norvège. Au Danemark, l'un des plus connus est le technoparc de Copenhague. Enfin, en Hollande, Heindoven dispose également de son parc technologique.

Yliopistonrinne, Finlande

La Finlande est sans doute le pays d'Europe du Nord le plus dense en technopôles. Le pays dispose d'un centre spécialisé en télécommunications à Helsinki, baptisé High Tech Capital, et un centre plus généraliste à Oulu. Enfin, le réseau de centre de R&D Technopolis est présent à Yliopistonrinne et Espoo.

Le réseau Technopolis compte plus de 210 entreprises sur 450 000 m2 de superficie totale. Electronique, multimédia, télécommunications et Internet y sont au centre des intérêts.