Vos enfants y jouaient petits, ces Nintendo DS valent de l'or aujourd'hui : 300 à 1000 euros vendus d'occasion
Elles ont fait rêver les enfants pendant des années. Aujourd'hui, elles font saliver les collectionneurs. Ces derniers mois, une série de Nintendo DS a la cote et certains joueurs sont prêts à mettre le prix fort pour revivre les sensations d'un vieux Mario Kart ou d'un Zelda.
Vendues 199 euros en France entre 2015 et 2020, ces consoles se sont écoulées à plus de 12 millions d'exemplaires dans le monde. Aujourd'hui, elles s'arrachent à plus de 250 euros en moyenne, selon les chiffres de PriceCharting, qui suit les ventes réalisées sur son site et sur eBay.
Sur les plateformes de seconde main comme Vinted, les modèles en très bon état sont proposés à 400, 500 ou 600 euros. Mais pour les exemplaires plus rares, certains sont prêts à débourser bien plus, comme en janvier dernier, où une console édition spéciale Pokémon comme neuve s'est vendue pour l'équivalent de 1 655 euros.

Dans le détail, une console seule, sans boîte ni notice, s'échange en moyenne à 280 euros. Avec sa boîte et sa notice d'origine, elle grimpe à 321 euros. Encore sous blister, jamais déballée, elle dépasse les 500 euros. Quant à la boîte vide seule, elle se négocie déjà à près de 70 euros.
Derrière cette flambée des prix, un seul coupable : les New Nintendo 3DS XL, dernières versions des consoles portables 3DS de Nintendo. Ses atouts ? Un écran nettement plus grand et un rendu 3D bien plus convaincant. Comme son nom l'indique, la Nintendo 3DS permettait de jouer en relief, sans lunettes. Une prouesse technologique à l'époque, doublée d'un catalogue de jeux exclusifs (Mario, Zelda, Animal Crossing) qui a attiré plus de 75 millions de joueurs à travers le monde.
Depuis février 2025, la cote sur le marché de l'occasion ne cesse de grimper. Une New 3DS XL sans boîte s'échangeait en moyenne à 236 euros début 2025 ; elle en vaut aujourd'hui 275. Et en l'espace de quatre ans, la cote a doublé. Une question reste en suspens : à qui la faute ?
Sur les réseaux sociaux, certains internautes estiment que cette hausse des prix est due à une pratique appelée le modding, une technique permettant de modifier une console pour jouer entre autres à des jeux normalement inaccessibles. Mais le média spécialisé Tom's Hardware balaie cette hypothèse : aucune avancée technique récente ne suffit à expliquer la hausse des prix.
Une chose est certaine : l'arrêt de la production en 2020 a créé un engouement. Aux États-Unis, les prix ont bondi dès octobre de cette année-là, quelques jours à peine après la fin de la fabrication. La fermeture de la boutique en ligne en 2023, puis l'arrêt des services en ligne un an plus tard, ont fait le reste, poussant certains joueurs à acquérir la console avant qu'elle ne disparaisse définitivement.