Avant d'acheter une voiture d'occasion, ce contrôle à 300 euros peut vous éviter une catastrophe

Avant d'acheter une voiture d'occasion, ce contrôle à 300 euros peut vous éviter une catastrophe Chaque année, des automobilistes découvrent trop tard que la voiture qu'ils ont acheté en toute confiance cache un lourd passé. Pourtant, un simple contrôle, réalisé avant la signature, peut éviter une très mauvaise surprise.

Dépenser 15 000 euros pour une voiture d'occasion qui semble bien sous tous rapports, et réaliser plus tard qu'elle n'est qu'une épave maquillée, rafistolée et revendue au plus offrant. Une mésaventure dont témoignent régulièrement des automobilistes.

Difficile de connaître l'ampleur exacte du phénomène. Dans une étude publiée en mars 2025, carVertical, spécialiste de l'historique automobile, explique tout de même qu'une voiture d'occasion sur trois vendue en France présente des antécédents de dommages. Et parmi elles, 2% ont subi des chocs si violents que les réparations ont atteint la moitié de leur valeur marchande, autrement dit, elles auraient pu finir à la casse. C'est précisément ces voitures qui attirent les escrocs.

Ces épaves sont rachetées au rabais, rafistolées, repeintes, puis remises en circulation avec un historique soigneusement effacé. Et une fois sur le marché de l'occasion l'acheteur n'y voit souvent que du feu. Pour éviter cette très mauvaise surprise, Moundyr Gainou, directeur France de carVertical, livre quelques conseils.

Face à ces risques, "vous pouvez faire une expertise ou une contre-expertise, c'est-à-dire faire venir un expert indépendant qui contrôlera la voiture", conseille Moundyr Gainou. Cet expert se déplace pour inspecter le véhicule, vérifier s'il a été accidenté, évaluer sa gravité, et regarder si la réparation tout comme l'entretien ont été faites dans les règles de l'art. Comptez 200, 300 ou 400 euros selon les prestataires, une somme modeste au regard des dizaines de milliers d'euros qu'un mauvais achat peut coûter.

Autre option moins coûteuse : le contrôle technique volontaire. "Rien n'empêche de payer 70 euros et de faire ce contrôle", rappelle Moundyr Gainou. Troisième option : se rendre directement dans un garage de la marque du véhicule convoité. "Ils auront les outils constructeurs et la connaissance pour voir des détails qui clochent avec la voiture, puisqu'ils connaissent parfaitement ce type de modèle." Le garagiste facturera une ou deux heures de main-d'œuvre pour réaliser un contrôle global.

Reste encore à détecter l'arnaque avant même d'en arriver là. Pour cela, Moundyr Gainou livre plusieurs signaux qui doivent mettre la puce à l'oreille dès la première visite. Un prix anormalement bas doit d'emblée alerter. "Si un véhicule qui vaut en moyenne 40 000 euros est vendu 30 000 euros, il faut se poser des questions. Souvent les gens se disent que c'est une affaire, mais il y a anguille sous roche", prévient-il.

Le comportement du vendeur est aussi révélateur : s'il refuse de parler au téléphone ou se montre anormalement pressé de conclure la vente, mieux vaut se méfier. Enfin, Moundyr Gainou conseille de vérifier scrupuleusement le numéro de série du véhicule, le fameux VIN, qui doit être identique sur la carte grise, au niveau du pare-brise, dans le compartiment moteur et sur le montant de la porte. "Il faut regarder impérativement si les numéros coïncident à la lettre et au chiffre près", insiste-t-il.