Open Source : Eclipse 4.2 / Juno au crible
Le projet Eclipse adopte une nouvelle infrastructure Java de référence. Au programme des nouveautés : l'apparition de l'injection de dépendance, la modélisation EMF, un moteur de CSS...
Le 27 juin, Eclipse a levé le voile sur sa 9e mise à jour annuelle de son histoire. Baptisée Juno, elle porte sur 72 projets, et représente un total de 55 millions lignes de code. Principale évolution : l'adoption d'une nouvelle version majeure de l'infrastructure Eclipse (qui passe en version 4.2). Elle devient la plate-forme de référence de l'ensemble des projets.
La sortie d'une nouvelle version d'Eclipse 3.8 pour Juno est cependant prévue, mais ce sera la dernière de cette branche. "Eclipse 4.2 inclut une couche de compatibilité qui permet aux plugins Eclipse et applications RCP existants de fonctionner sur la nouvelle plate-forme", précise la société de services Obeo.
Prise en charge de l'injection de dépendance
Eclipse prend désormais en charge l'injection de dépendance. C'est une nouveauté majeure de l'infrastructure Open Source permettant de gérer les dépendances entre composants de manière dynamique (plus besoin de mettre en œuvre des méthodes statiques et singletons). Les composants sont instanciés et gérés par le biais de variables d'instance reposant sur JSR 330.
Autres évolutions, la couche d'accès aux données est modélisable en XMI (modèle EMF), et côté graphique un nouveau moteur CSS fait son apparition. Parmi les nouveaux packages ajoutés pour l'occasion, la fondation met aussi en avant Eclipse for Mobile Developers. Un outil qui a pour but de simplifier l'utilisation des SDK mobiles, notamment le SDK d'Android.
Enfin, Juno est l'occasion pour la fondation Eclipse de basculer l'ensemble de ses projets, reposant initialement sur les gestionnaires de sources CVS et SVN, vers Git.