Le futur du Web sera mobile

Le Web vit actuellement, dans sa forme comme dans ses usages, une nouvelle révolution, il devient mobile. Le Web est obligé de s'adapter, en proposant des sites et des fonctionnalités conformes à un usage nomade.

 Il y a plusieurs mois déjà, que le temps passe vite, à l'occasion de précédentes tribunes traitant de l'intérêt de développer une Application ou une Web Application, nous étions arrivés à la conclusion que, l'avenir du Web étant assurément mobile, le choix, dans un grand nombre de cas, d'une Web Application (un site internet optimisé pour un Smartphone) était un choix plus judicieux que celui d'une Application (logiciel à télécharger sur son téléphone).

Nous partions, à l'époque, d'un constat simple. Un peu plus de 1,5 milliards d'accès au Web via des PC et 4 milliards de téléphones mobiles. Le nombre de mobiles possédant un navigateur embarqué étant en pleine explosion (+135% en France au premier trimestre), il arrivera bien un jour, dans un avenir proche, où le nombre d'accès à l'internet sera plus important via le mobile que via des PC fixes.

A cela, il convient d'ajouter (i) l'arrivée de l'iPhone qui, en plus d'avoir fait évoluer les comportements et le rapport que, tout à chacun, a avec son mobile, a provoqué une véritable course entre les différents constructeurs, qui cherchent tous à sortir leur "iPhone killer" (en vain, pour l'instant), (ii) les forfaits illimités des opérateurs, et enfin, (iii) la puissance des navigateurs mobiles de plus en plus grande, et tout est réuni pour que le Web Mobile explose.

Nous étions d'ailleurs réconfortés dans notre positionnement, lorsque, quelques semaines plus tard (au mois de juillet exactement), au cours de la conférence MobileBeat de San-Francisco, Vic Gundotra, Vice-président de Google, a lancé "Le WEB a gagné, les navigateurs seront l'avenir des applications mobiles..."

Vic Gundotra allait même jusqu'à s'appuyer sur Steve Jobs pour étayer sa thèse (ce qui est assez fort quand même !) en expliquant que le créateur d'Apple avait dès le début compris qu'il fallait développer pour le WEB, mais que pour des raisons de timing, il a préféré choisir la voie des Applications à télécharger sur son téléphone. De là à dire que Steve Jobs avait raison, mais trop tôt, il n'y a qu'un pas.

A cette époque, le Vice-Président de Google s'était expliqué en constatant que les navigateurs pour mobiles devenaient de plus en plus puissants, et que ce n'était qu'un début.

Mais, il faut rendre à Apple ce qui appartient à Apple, si le surf sur mobile explose c'est quand même avant tout grâce à l'iPhone.

D'après l'étude Gfk, l'accès à Internet depuis le mobile concerne, à 83% des utilisateurs d'iPhone contre, à peine 10%, en moyenne, pour les autres téléphones portables, Nokia, Blackberry, Samsung ...

Mais le changement de comportement est là et bien là, et le jour, très proche, où les autres constructeurs auront trouvé "l'iPhone like" alors tout le monde surfera sur son mobile.

Aujourd'hui déjà, certains sites, communautaires, réseaux sociaux, chat, constatent que 15% de leur trafic provient de terminaux mobiles (smartphones).

Ce mode de consommation mobile de l'Internet ne cesse d'augmenter. Les hot spot Wi-Fi qui se multiplient, ainsi que les bornes présentes dans 38% des foyers français, favorisent cet usage de l'Internet mobile. Même dans son salon, alors que l'ordinateur n'est jamais loin, de plus en plus de "mobinautes" surfent sur le Web via leur téléphone pour des raisons, notamment, de simplicité.

Les comportements changent donc et cela assez rapidement. L'avenir du Web sera donc mobile et il sera de plus en plus difficile pour ceux présents sur le Web "fixe" de ne pas développer des sites, optimisés pour un surf sur un terminal à l'écran beaucoup plus petit que celui d'un PC, et avec des fonctionnalités propres à un usage en mobilité.

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