Comment les réseaux sociaux ont envahi le Web 2.0

Le Web 2.0 est l’évolution du Web vers plus de simplicité notamment pour ses utilisateurs. Du moins c’était son objectif de départ, mais aujourd’hui cette notion a été reléguée au second plan et a laissé place à une autre, l’arrivée massive des réseaux sociaux sur la Toile.

Nous passons d’un système avec 5 % de créations d’informations et 95 % de consultations à quelque chose qui ressemble plus à 5 % de création, 30 % de relégation de l’information et 100% de consultation !

Et un réseau social c’est quoi finalement ?

Pour certains, la définition d’un réseau social est, un ensemble d’individus liés entre eux par des liens caractérisés par un degré de familiarité variable qui va de la simple connaissance aux liens familiaux les plus étroits.
Pour d’autres, un réseau social est un site Web dont le but précis est de faire se rencontrer des membres autour d’une thématique précise.

J’ai eu du mal à ne pas éclater de rire en lisant ce petit extrait, «En utilisant ce service, ils (les jeunes à partir de 13 ans) peuvent améliorer leurs talents pour la publication sur Internet, former leur goût pour la mise en page et apprendre à communiquer avec des groupes sociaux vivants et intéressants. Toutes ces compétences sont précieuses pour les carrières de l’avenir, dont beaucoup impliqueront les Technologies de l’information et des communications». Il fallait oser le dire, Yahoo l’a écrit.

Qui sont-ils ? Où sont-ils ?

Facebook, Twitter, Viadéo, LinkedIn, blogs, flux RSS … Les réseaux sociaux sont de nos jours les nouvelles coqueluches du web 2.0.

Ces outils découlant d’internet ont un ancêtre en commun, MSN Messenger, qui lui-même est le descendant direct du Minitel Rose. L’utilisation des réseaux sociaux est devenue incontournable, du fait des nombreux services et du côté pratique et spontané offert par ceux-ci. Les interactions (partages de fichiers, discussions instantanées, commentaires…), réputation, visibilité …
Certains ne voient en ces médias sociaux qu’un niveau pour combler une partie cruciale de la pyramide de Maslow, en l’occurrence le sentiment d’appartenance (niveau 3/5), d’autres, plus visionnaires, considèrent l’enjeu communicationnel considérable qui peut en découler.

N°1 de l’information ?

N’avez-vous jamais entendu la phrase "Google est ton ami" ? Une phrase qui décrit une réalité tant le célèbre moteur de recherche est le plus consulté sur internet pour avoir accès à l’information. Mais depuis peu, l’explosion des médias sociaux semble contredire ce «dicton», depuis peu, on constate un inversement de tendance. En effet, si un sondé sur deux se sert avant tout des moteurs de recherche, et notamment de Google, pour accéder à l’information, les médias sociaux deviennent la deuxième source favorite d’information avec 13% des recherches, ex æquo avec la presse en ligne.

Il est clair que les réseaux sociaux, et surtout Facebook, font trembler les audiences de Google. Selon une étude récente, 40% des interrogés utilisent régulièrement les médias sociaux. Parmi eux, près de 75% fréquentent Facebook, 20% Twitter, les 5% restants étant partagés entre les différents réseaux sociaux et les blogs. De même, 56% des utilisateurs d’Internet s’expriment grâce aux médias sociaux. Ces chiffres risquent d’augmenter durablement avec la démocratisation d’internet et l’omniprésence de ces outils dans notre quotidien, n’en déplaise aux anticonformistes. Cette hausse constante bouleverse nos habitudes et modes de fonctionnement privé et professionnel.

Comment en sommes-nous arrivés là ?

Les réseaux sociaux ont connu un important succès, tout d’abord ils attirent quelques jeunes, puis au fur et à mesure ils attirent de plus en plus de monde qui s’inscrit comme les autres, par conséquent le public s’élargit progressivement.
Dans un deuxième temps, les internautes qui sont inscrits sur les réseaux sociaux incitent leurs amis et attirent leur curiosité, et donc ils s’inscrivent au départ pour essayer comme leurs amis. Cela est une sorte de contagion, un véritable cercle vicieux se dessine.

Le bouleversement du monde professionnel !

Face à cette déferlante de consultation des médias sociaux, les entreprises ont eu le nez creux et une vision de la communication/marketing plus poussée. Améliorer leur image en ce qui concerne la communication corporate et externe, effectuer des actions de marketing, développer les relations presses, créer une osmose avec leur communauté virtuelle et la fidéliser. Toujours dans le monde de l’emploi, 70% des recruteurs admettent faire des recherches sur la toile pour avoir une vision plus large du candidat, le recours des réseaux sociaux reste donc principalement un outil d’aide à la décision.

Mais à qui confier la gestion de ces plateformes dynamiques ?

Le responsable de la communication d’une entité donnée qui a suivi une formation d’un mois dans un organisme du coin ? Pas le moins du monde. Un geek de Facebook ou Twitter ? On chauffe ! L’apparition de cette nouvelle forme de communication entraine l’émergence de nouveaux métiers liés au e-commerce, tel que le Community Management. Comme son nom l’indique, c’est un manager de communauté qui, outre le fait de poster des billets ou de tweeter, doit faire preuve d’une grande créativité sur tous les plans (visuelle, commerciale, rédactionnelle) afin de veiller sur l’e-réputation d’une entreprise, et par conséquent augmenter les chiffres de celles-ci. Dans la mesure où une entreprise doit exister sur le Net pour être réellement compétitive et avoir sa main mise sur une communauté donnée, le community manager sera un élément incontournable de toute communication, interne comme externe. Dans un monde en quête de renouveau, conjugué avec l’avancement technologique, l’apparition de nouveaux métiers liés aux activités internet n’est pas à exclure.

Les aspects négatifs des réseaux sociaux !

Premièrement, les réseaux sociaux répondent à un besoin compulsif de vérifier constamment ce qui s’y passe, même si c’est sans intérêt, Facebook en est le meilleur exemple.
De plus, dans ces réseaux sociaux tout est fait pour que celui qui connaît le plus de monde ou du moins celui qui a le plus d’amis apparaisse comme le plus important. Fâcheuse tendance d’ailleurs qui entraîne de ce fait la réflexion suivante, plus il connaît de monde, plus il est important, donc je dois faire partie de ces contacts directs sinon je ne suis rien. Certains s’inscrivent dans le dessein d’améliorer leur ego, paraître être quelqu’un d’important.

Mais, pour résumer ma pensée, plus je médite sur les réseaux sociaux, plus je les vois comme le cache-misère de la communication entre humains. Je suis certain que des personnes ont fait la connaissance de leurs voisins de palier par ces réseaux sociaux, au lieu de discuter directement avec eux dans la cage d’escalier.
Outre ces aspects, il est important de noter que sur ces plateformes, il y a une inexistence du droit à l’oubli, nos informations sont bien précieusement conservées et c’est celles-ci qui ont permis par exemple de spéculer sur la valeur de Facebook pour son entrée en bourse.

Dernier point, la notion de confiance évoquée par ces réseaux est également un souci. Je ne pense pas comme j’ai pu le lire que les internautes inscrits sur un réseau social se sentent plus proches d’une personne membre du même réseau que d’un parfait inconnu, c’est un discours de marchand…
En effet, les algorithmes de confiance et d’anonymisation sont très discutés
Comment puis-je avoir la certitude que l’ami de mon contact est véritablement son ami ? Peut-on faire confiance dans la réponse de telle personne ?

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