Les newsletters : un facteur de performance pour les boutiques en ligne

De façon directe, les newsletters participent à fidéliser la clientèle des boutiques en ligne. Indirectement, les newsletters participent aussi à l'acquisition de meilleures positions Google. En effet, les moteurs de recherche détectent et évaluent la capacité des sites web à attirer du trafic-prospect qualifié en provenance de boîtes-mails.

Voici 10 solutions concrètes pour élever le niveau de performance des newsletters envoyées par les entreprises.

1/ Prendre en compte l’horaire pour envoyer des newsletters

Certains horaires sont à éviter pour envoyer les newsletters. Par exemple, le matin entre 8H et 9H, les boîtes-mails sont souvent pleines des nouveaux messages de la veille et de la nuit : les messages publicitaires risquent d’être en concurrence avec des mails prioritaires et seront donc “zappés”.
D’après les études-statistiques (réalisées sur des échantillons concrets par l’auteur de cet article), les horaires d’envoi suivants favorisent le taux d’ouverture des newsletters :
  • pour les particuliers : de 13H à14H et de 21H à 22H,
  • pour les professionnels : de 11H à 11H30 et de 15H à 16H.

2/ Prendre en compte le jour de la semaine pour envoyer des newsletters

Lors de l’envoi d’une newsletter, le jour de la semaine a une influence sur le taux d’ouverture.
D’après les statistiques :
- pour envoyer des mails à des professionnels, le mardi et le jeudi sont des journées favorables, 
- pour les particuliers, le samedi est propice.
Dans tous les cas, il convient d’éviter le lundi. C’est la journée où les mails publicitaires sont le moins lus : ils semblent “noyés” dans la masse des nouveaux messages arrivés pendant le week-end.

3/ Prendre en compte la période dans le mois pour envoyer des newsletters

Pour les newsletters qui mettent en avant des offres-produits, il convient d’envoyer les mails à des périodes précises :
- au début de chaque mois (entre le premier et le 6), les salariés perçoivent leurs salaires : c’est une période qui facilite l’envie de lire des messages publicitaires et d’acheter.
- en fin de chaque mois (du 25 au 31), les salariés savent qu’ils vont recevoir leur salaire sous peu : c’est aussi une période à haut potentiel.
A contrario, le milieu du mois (du 13 au 18) est la période la plus défavorable pour l’audience et les performances e-commerce des newsletters.

4/ Prendre en compte le mois de l’année pour envoyer des newsletters

D’après l’échantillon étudié (majoritairement des boutiques grand-public), c’est des envois-newsletters en fin d’année (Octobre, Novembre et Décembre) et en Mai qui sont favorables au taux d’ouverture. Pendant ces périodes, il convient d’augmenter la fréquence des newsletters.
Toutefois, pour certains secteurs d’activité, la saisonnalité n’est pas la même : pour un voyagiste, les périodes-clés sont souvent liées aux vacances scolaires.

5/ Mettre en avant les promos pour le contenu des newsletters

Pour un site-web marchand, c’est communiquer sur les promotions qui permet d’attirer le plus d’internautes en provenance des newsletters. C’est logique et c’est une réalité-statistique : les conseils-produits n'intéressent pas particulièrement les clients d’une boutique en ligne.

6/ Multiplier les boutons cliquables dans le contenu des newsletters

C’est une règle-statistique inébranlable (mais souvent oubliée) sur internet : plus les boutons cliquables sont nombreux et volumineux, plus le taux de clic est important.
Pour attirer plus d’internautes en provenance des messages-newsletters, il convient de multiplier les boutons et les visuels-produits cliquables menant à la boutique en ligne. On peut même imaginer des newsletters presque entièrement cliquables (logo, visuels-produits, haut de page, fond, bordure, pied de page...).

7/ Choisir des couleurs pertinentes pour le contenu des newsletters

En publicité, il existe un code-couleur. Chaque couleur a une symbolique et exprime un message (partagé plus ou moins inconsciemment par l’ensemble de la population).
Ainsi, le jaune et le rouge sont liés à l’action et aux alertes : les boutons jaunes orangés sont statistiquement les plus cliqués dans les pages-web. Dans une newsletter, ils peuvent servir à augmenter significativement le taux de clic sur des visuels-produits. De plus, des bordures jaunes ou rouges pourraient aider à éveiller l’attention des lecteurs. Mais attention à ne pas abuser : le rouge et le jaune doivent en général s’utiliser par “petites touches” pour ne pas heurter (les messages d’alertes éveillent l’attention mais trop d’alerte fait fuir).

8/ Choisir des mots accrocheurs pour le titre des newsletters

Dans le titre des mails envoyés, certains mots semblent capables d’attirer l’attention des lecteurs. Dans l’échantillon-statistique étudié pour rédiger cet article, les newsletters les plus lues par les abonnés contenaient les mots suivants dans leur titre :
- anniversaire,
- exceptionnel,
- folie,
- fête,
- soldes.
Selon le secteur d’activité, les mots-clés porteurs seront bien évidemment différents.

9/ Certifier les e-mails envoyés pour éviter qu’ils soient perçus comme des spams

Un mail certifié diminue fortement les risques qu’il soit perçu comme un message polluant par les logiciels antispam :
- il n'atterrit pas dans l’espace spam des boîtes-mails,
- les images s’affichent sans qu’il y est besoin de cliquer sur “Autoriser l’expéditeur”.
Pour certifier les mails envoyés, il existe des solutions techniques qui impliquent de modifier la configuration :
- du nom de domaine,
- du serveur smtp d’envoi de mail (voire du client de messagerie si modifier la configuration-serveur est impossible).
Le recours à un professionnel est souvent nécessaire : dans le détail, il convient que le professionnel installe avec succès les certifications DKIM et SPF.

10/ L’expéditeur de la newsletter et le serveur smtp d’envoi de mails doivent avoir le même nom de domaine

Quand un internaute envoie un mail en indiquant exemple@free.fr comme expéditeur, il utilise le serveur smtp d’envoi de Free (nommé smtp.free.fr) : c’est techniquement logique.
Les newsletters doivent respecter la même logique technique : si l’expéditeur est newsletter@votrenom.com, le serveur d’envoi doit être nommé smtp.votrenom.com
Cette astuce diminue considérablement les risques que les newsletters soient perçues comme des messages-spams : le taux d’ouverture est grandement amélioré.

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