On s’enflamme autour des “NDD courts”

Il est de plus en plus difficile d’ignorer les nouveaux noms de domaine. Aujourd'hui, toute entreprise qui utilise un nom de domaine DOIT faire face et se prêter au jeu du questionnement : “tiens, ai-je pensé à tout?”

Ras-le-bol des noms de domaine

Les noms de domaine sont un sujet qui énerve car complexes, techniques, parfois couteux et enfin...d’un ennui qui exaspère lorsqu’on n’est pas un peu “Geek” dans l’âme. C’est aussi un sujet qui irrite les juristes car il force à sortir des sentiers battus.

Si le sujet s'assimile facilement à une écharde dans le pied pour de nombreux responsables de site Internet, c’est aussi un sujet qui attire de plus en plus l’attention car il répond aujourd’hui à des interrogations nouvelles.

Débalage de nouveautés

Il en existe pour tous les métiers, pour certaines villes, communautés, industries et dans de nombreuses langues: aujourd’hui, les avocats ont leur propre extension Internet (en anglais), de même que les voyagistes, les plombiers, les Parisiens, les résidents de Miami mais aussi de Bruxelles et New-York, les Alsaciens et les Basques, les comptables et les dentistes ainsi que les activités qui gravitent autour de la bière, du vin, du café et de la vodka, des bars et des clubs, des mamans et des papas, des sports, de la mode, de la religion et de la mort.

Un peu de confusion

Il est entendu que dans toute cette diversité, la confusion peut s’installer autour, par exemple, des noms de domaine au pluriel. Lorsqu’il existe une extension “.photo” et “.photos”, on se demande quels noms de domaine il faudrait acheter...en particulier lorsqu’on sait qu’il existe aussi une extension “.photography” et “.pictures”. Il existe d’autres cas similaires. On peut aussi s’interroger sur l’intérêt d’acheter un nom de domaine supplémentaire car il représente un coût annuel: est-ce un achat utile ou un achat par sécurité? On peut aussi s’interroger sur l’intérêt d’acheter un nom de domaine trop long. Par exemple, si l’extension “.restaurant” est très précise (et multilingue) pour identifier le site Internet d’un restaurant, ne devrais-je pas opter pour l’extension “.rest” car plus courte ?

Emballement autour des noms de domaine “courts”

Si la descriptivité d’un nom de domaine prédomine souvent au détriment de sa longueur, tel n’est pas le cas dans l’extension réservée aux clubs. En effet, le Registre pour ces noms de domaine est en train de démontrer qu’il existe un réel engouement pour les noms de domaine courts.

Alors que les enchères mises en place pour certains noms de domaine “.club” à deux lettres avaient toutes trouvé preneur, un investisseur Chinois anonyme s’était empressé d’enregistrer plus de 10,000 noms “.club” à cinq chiffres. Les enchères suivantes pour des noms de domaine à trois chiffres (liés à la chance) atteignent en ce moment des sommets.

Cet engouement pour ces noms de domaine courts est en train de créer une tendance et amène deux nouvelles questions:

  1. Les NDDs* courts doivent-ils faire partie de la charte de nommage?

  2. La nouvelle extension Internet “.club” est-elle en train de devenir une "incontournable", au même titre que l’était l’extension “.com” il y a 15 ans?

La réponse dans 15 ans.



* ”NDD” sont les initiales de “Nom de Domaine”, un diminutif utilisé pour raccourcir la mention dans une phrase.

ICANN / Enchères