E-mailing antique tu dis ? Non e-mailing KI-NE-TIC

À l'heure actuelle, le support du HTML5/CSS est assez limité et, pour la plupart, n'est pris en charge que par une poignée de boîtes de réception les plus avancées.

Technologiquement parlant, on peut considérer que l’e-mailing est le canard boiteux du Web.Freiné par la vétusté des logiciels de messageries il n’a pas pu surfer sur la vague du HTML5 /CSS3 qui a jailli en 2008. Mise en page en tableaux, GIFs animés qui bloquent sur la première image, manque d’animation…  etc. Bref,malgré les talents et la bonne volonté mis au profit des projets, les résultats restaient moroses.  

Heureusement les choses évoluent, le boom du mobile envoie un vent d’innovation sur l’e-mailing. En effet, les logiciels de messageries mobiles sont de plus en plus CSSFriendly par conséquent, faire évoluer la newsletter est devenu techniquement possible.  L’évolution ne s’est fait pas attendre, en 2013 les premiers e-mails responsive ont vu le jour mais on ne pouvait pas s’en contenter après des années de sécheresse.La prouesse est venue d’ORACLE qui a lancé son e-mailing révolutionnaire nommé KINETIC.
Concrètement, c’est quoi un E-mail KINETIC ?
Le but ultime de l’e-mailing KINETIC est d’inciter les clients à s’engager sur le courrier électronique lui-même, tout ça dans un cadre convivial.  Cette convivialité se résume en 2 points :
L’animation
L’e-mailing utilise des effets de transitions et d’animation CSS pour afficher progressivement du contenu clé dans une campagne. Un exemple : un carrousel coulissant automatiquement.
L’interactivité
Ici l’action de l’utilisateur est demandée. Par exemple, nous trouvons un carrousel contenant des boutons de navigation, des menus et des éléments pliables qui utilisent le principe du « progressive disclosure ». 
Ceci est possible grâce à l’usage des sélecteurs CSS :hover, :active, :focus  et :checked.
C’est beau ! Mais avant de se jeter y a des précautions à prendre
1. Vérifier la compatibilité avec tous les webmail et logiciels de messageries
À l'heure actuelle, le support du HTML5/CSS est assez limité et, pour la plupart, n'est pris en charge que par une poignée de boîtes de réception les plus avancées.
Ça marche parfaitement sur Apple Mail, sur iOS et Android 4 et +, mais les choses sont beaucoup plus difficiles pour les autres clients populaires comme Outlook, Gmail et Yahoo. 
Vous trouverez ici un tableau de références ultra-détaillé. 
http://freshinbox.com/resources/css.php
2. Prévoir une version statique

Avec les limites décrites ci-dessus, il est important de proposer une version dite de « fallback ». Une version standard, sans animation ni interaction où toutes les informations sont disponibles depuis le premier affichage.

Si toutefois vous voulez faire vivre à vos utilisateurs l’aventure KINETIC, il est obligatoire de leur fournir la liste des logiciels de messageries compatibles, ou, au moins, proposer une version consultable sur navigateurs.

3. Quand et comment employer une approche KINETIC

Parce qu'ils prennent plus de temps de planification, de design et de développement, vous devez voir les e-mailing KINETIC comme des outils spéciaux lorsque vous souhaitez vraiment présenter un produit, un service ou un événement de manière détaillée. Notamment les grandes opérations, les lancements hautement prioritaires.

A noter aussi que les options d'animation et d'interaction vous permettent certes d'être « spectaculaire », mais affectent considérablement la taille des fichiers et les temps de chargement.

KINETIC ou pas ?  C’est une décision à prendre au début du projet et de manière collégiale entre les équipes marketing, créatives et de développement.

4.  Le tracking un vrai challenge

Il est actuellement difficile de tracker le déplacement des utilisateurs entre les onglets, slides ou accordéons contenus dans un email. En attendant des outils adaptés à l’e-mailing KINETIC, la solution qui se présente pour le moment, est d’ajouter des « call to action » dans chaque section de votre newsletter. Ça va vous permettre de dégager assez d’informations sur les parties sur lesquelles les utilisateurs s’engagentle plus ou le moins. Il vous revient par la suite d’en tirer les enseignements qu’il faut.

Le testing, votre meilleur ami
Vous le savez déjà, mais il convient de le répéter. Chaque fois que vous essayez quelque chose de nouveau, en particulier, quelque chose avec une compatibilité qui varie énormément entre les plates-formes et les boîtes de réception, il est essentiel de vérifier que tout fonctionne comme prévu sur les périphériques et logiciels de messagerie utilisés par vos clients.Les émulateurs comme Litmus sont, certes, des outils puissants pour obtenir un aperçu rapide sur une multitude de « devices » et logiciels de messageries desktop et mobiles. Mais pour être sûrs, n'oubliez pas de vérifier sur des logiciels et devices réels surtout ceux que vos clients utilisent.
Si vous n’avez pas assez de ressources pour ces missions sachez qu’il existe des prestataires qui vendent divers services de Testing. Un exemple ici : http://www.chasseursdebugs.com

En conclusion, comme tout autre bon outil, l’e-mailing KINETIC fonctionnera mieux lorsqu'il sera utilisé dans le bon contexte. Les boîtes de réception finiront par s’aligner aux standards et de ce fait, il faut voir le KINETIC comme un outil du futur qu’il faut appréhender dès maintenant. 

Martech