m-Commerce : l'Europe préfère les applications, les USA les sites mobiles

Une majorité d'e-marchands US gère son activité m-commerce au travers d'un site mobile, ayant déjà pris la mesure des limites des applications.

Un site mobile vaut-il mieux qu'une application pour développer son activité m-commerce ? Tout dépend si l'on se situe d'un côté ou de l'autre de l'Atlantique. Tel est le constat dressé par "Internet Retailer" selon qui les e-commerçants américains préfèrent appuyer leur stratégie m-commerce sur un site mobile, alors que leurs homologues européens optent davantage pour des applications.


Aux Etats-Unis, un peu plus d'un e-commerçant sur cinq (22 %) parmi les 500 premiers acteurs du secteur déclare avoir une activité de vente via mobile. Seulement la moitié des cybermarchands opérant un site mobile a également développé une application. En Europe, un peu moins d'un cinquième (19,6 %) des 300 plus gros vendeurs en ligne gère un site m-commerce alors que près d'un quart (24 ,6%) dispose d'une application.


Le vice-président du cabinet Acquity, Tom Nawara, explique cette différence entre Europe et Etats-Unis d'une part par l'explosion des ventes de smartphones sur le vieux continent, mais également par une problématique d'image : les e-commerçants européens seraient pour l'instant davantage dans une démarche de travail de leur marque, ce qui les pousse à surfer sur la vague des applications. Il prédit un développement des sites mobiles transactionnels en Europe dans les 12 à 18 mois.


Les cybermarchands américains, eux, auraient déjà pris en compte la limite des applications mobiles (lire le dossier Pourquoi un site Internet mobile est indispensable, du 02/03/2011) et leur préféreraient des sites mobiles transactionnels. "Les détaillants américains misent sur la familiarité que les consommateurs ont déjà avec leur site marchand traditionnel davantage que sur l'aspect novateur d'une application", ajoute Tom Nawara. L'accélération des ventes de smarphones aux Etats-Unis pourrait cependant conduire les m-commerçants US à se tourner aussi vers les applications.

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