Antitrust : Google active son lobbying à Washington

Pour éviter toute procédure antitrust, le moteur de recherche à considérablement renforcé sa stratégie d'influence aux Etats-Unis.

Google ne tient pas à faire l'objet d'une procédure antitrust. Selon le "Wall Street Journal", le groupe aurait fait appel à 13 agences de lobbying et de communication depuis le mois de mai. Au total, Google aurait recours à pas moins de 25 entreprises spécialisées dans les stratégies d'influence et de communication. Depuis plusieurs mois, ces experts du lobbying s'activent pour convaincre les parlementaires américains que Google ne détient pas le monopole du marché de la recherche. Google a ainsi dépensé 3,5 millions de dollars dans sa stratégie d'influence au premier semestre, soit presque autant que sur l'ensemble de l'année 2009. Depuis plusieurs mois, les rumeurs indiquent que la Federal Trade Commission serait sur le point d'ouvrir une enquête antitrust sur Google. Une telle procédure pourrait outre-Atlantique déboucher sur un démantèlement du groupe (lire le dossier 2015 : le démantèlement de Google ?, du 10/12/2010).


Google chercherait notamment à déminer l'audition de son ex-PDG Eric Schmidt par la sous-commission sur la concurrence du Sénat américain, prévue mercredi 21 septembre. Le moteur aurait déjà obtenu qu'Eric Schmidt puisse témoigner seul. Le dirigeant de Google se trouverait alors dans une situation plus confortable que ne le fut celle de Bill Gates en 1988 lors de son audition concernant un abus de position dominante sur le marché des PC. A l'époque, le PDG de Microsoft avait dû partager la même table que deux de ses accusateurs, les dirigeants de Sun et Netscape et était apparu maladroit face aux accusations de ses deux concurrents. Une image que devrait donc pouvoir éviter Eric Schmidt en n'étant pas confronté aux dirigeants de Yelp et d'Expedia qui témoigneront à charge, mais séparément.

Juridique / Etats-Unis