Le gouvernement remet à plus tard la taxe sur la publicité en ligne

Sous la pression des annonceurs, le gouvernement devrait retirer in extremis la taxe Google de la loi de Finances 2011, votée ce mercredi.

Le ministre du Budget, François Baroin, a confirmé l'information des Echos qui révélait ce mercredi matin l'abandon in extremis de la "taxe Google", adoptée en commission mixte paritaire lundi dernier.  Cette taxe portant sur 1 % des achats de publicité en ligne, et ponctionnée auprès des annonceurs, visait à faire rentrer entre 10 et 20 millions d'euros dans les caisses de l'Etats en 2011.

 

"Je n'exclus pas de déposer un amendement qui décalerait l'application de cette taxe (...) au 1er juillet, ce qui laisserait le temps aussi de mener la négociation avec les différents opérateurs concernés", a expliqué François Baroin au Monde. Le gouvernement devrait donc déposer un amendement afin de supprimer cette disposition avant le vote de la loi de Finances 2011 qui doit avoir lieu cet après midi. Ce revirement aurait pour origine une intervention du centriste Jean Arthuis auprès de François Fillon, s'inquiétant des risques de délocalisations suite à la mise en oeuvre de cette loi.

 

67 chefs d'entreprise Internet ont signé lundi un appel dans le journal "La Tribune" pour répéter leur opposition. "On vise les géants américains et ce sont les petits français qu'on fauche", écrivent-ils. Avant de rappeler que pour les entreprises émergentes du Web, "la publicité est souvent l'unique ressource", ajoutant que "ces start-up [...] ont plus besoin d'incubateurs que de fossoyeurs".

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