Les fusions/acquisitions en 2012: premières indications du marché

Après un début d'année marqué par les incertitudes liées à la crise de l'euro, les fondamentaux devraient reprendre leurs droits et les volumes de transactions augmenter significativement dès que des solutions crédibles auront été définies.

Décembre 2011 a été un nouveau mois calme en termes d’annonces de deals en Europe, cependant que l’Amérique du Nord a poursuivi sur la tendance de rebond observée depuis quelque temps.
En ce qui concerne 2012
, tous les indicateurs confirment une tendance à un renouveau de croissance des 2 côtés de l’Atlantique, tant en volumes qu’en nombre de transactions. Il y a un clair sentiment d’optimisme, cependant quelque peu assombri par les nuages de l’incertitude qui planent en particulier sur la zone euro.
Une motivation à la conclusion de nouvelles opérations réside dans le besoin de consolidation dans nombre de secteurs industriels. En 2011, aucune transaction transformationnelle de dizaines de milliards de dollars n’a été enregistrée et 2012 devrait confirmer cette situation avec des opérations de taille moyenne qui devraient représenter la grande majorité de l’activité Fusions-Acquisitions (M&A).
D’autres facteurs devraient favoriser le M&A en 2012 : les Etats, incapables d’emprunter sur des bases raisonnables vont privatiser des actifs, les banques confrontées aux difficultés de levée de fonds propres vont vendre des actifs périphériques. Et ceci s’ajoute aux opérations que les sociétés riches en liquidités gardent « au chaud », dans l’attente du retour de la confiance dans les conseils d’administration. Quant à l’activité transfrontalière, elle sera poussée par le besoin d’entrer dans des marchés à plus forte croissance, d’accroître ses parts de marchés ou d’accéder à des technologies spécifiques en particulier innovantes.
En outre, les acheteurs essaieront de saisir les opportunités d’acquisition d’actifs dans des termes financiers favorables comme cela a été le cas en 2011. Le secteur Energie/Ressources Naturelles devrait rester le plus actif dans le monde M&A (il a représenté en montants cash plus de 25% de l’activité mondiale en 2011).
Nous ne devons pas oublier également des taux d’intérêt faibles et des bilans solides, deux facteurs clés pour le développement du M&A.
Les principales menaces sur le secteur viendront des difficultés à trouver du cash, le cas échéant, et le ralentissement attendu dans de nombreuses économies développées.
Au final, l’activité M&A devrait être prospère au vu de l’équilibre favorable des indicateurs essentiels et de la volonté affichée par les principaux décideurs concernés, en particulier en Amérique Latine et du Nord et en Asie.

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