L'Etat sauve la retraite des postiers qui gardent leurs avantages

une voiture de la poste, à paris.
Une voiture de La Poste, à Paris. © Groupe La Poste

En 1997, quand elle devenu un EPIC, La Poste a demandé à l'Etat de la soulager des retraites de ses fonctionnaires. Bien vu, car aujourd'hui l'entreprise serait incapable de verser les pensions de ses 200 000 retraités. L'Etat a donc gelé la contribution de La Poste à 2 milliards d'euros par an, versé dans un fond spécifique (EPNFRLP) et dont le déficit est comblé chaque année par l'Etat. Un déficit qui galope, le nombre de retraités fonctionnaire de La Poste augmentant tous les ans, puisqu'entre 2005 et 2010, il est passé de 414 millions à 1 milliard d'euros. Et encore, La Poste a réussi depuis à négocier une baisse progressive de sa contribution.

Et pendant ce temps, les postiers fonctionnaires gardent leurs avantages : retraite à 55 ans pour certains, faible taux de cotisation, bonification en tout genre et année de cotisation offertes.