Confidentiel : ParkingMap va rendre intelligents des parkings du RER D

La start-up parisienne équipe de capteurs les parcs de stationnement de 8 stations pour informer en temps réel les usagers sur le nombre de places libres.

L'incertitude est la pire ennemie de l'intermodalité. C'est de ce constat qu'est partie ParkingMap pour imaginer sa solution. La start-up a observé que les nombreux usagers qui prennent leur voiture pour rejoindre un arrêt du RER D avaient beaucoup de mal à trouver une place pour se garer et que bien souvent ils devaient se résoudre à rejoindre le centre de Paris à bord de leur propre véhicule.

Coût total de la phase de test : 100 000 euros, dont 45% sont pris en charge par la région et la BPI

ParkingMap a alors eu l'idée de concevoir un service capable d'informer en temps réel les usagers des places disponibles aux abords des arrêts. "Nous voulons démontrer l'importance de cette information stationnement dans la chaîne de déplacement multimodale. Le stationnement est à l'interface des déplacements en voiture et en transports en commun, ce qui en fait un levier essentiel pour une mobilité plus durable", explique Henri de Laporte, président de ParkingMap.

Séduite par l'initiative, la région Ile-de-France, avec la banque publique d'investissement, permet à l'entreprise francilienne d'expérimenter le système dans 8 parcs de stationnement clés du RER D, à Cesson, Moissy Cramayel, Lieusaint, Savigny-le-Temple et Combs-la-Ville.

Concrètement, des capteurs connectés placés aux accès des parcs-relais, ou sur chaque place, comptent les entrées et sorties et remontent les informations en temps réel par radio fréquence à une station locale, qui les renvoie ensuite sur des serveurs. Au bout du processus, l'utilisateur sait en direct où il pourra se garer grâce à l'application smartphone du service.

Ces capteurs magnétiques comptent les allées et venues. © ParkingMap

ParkingMap a déjà démarré la mise en place et le test des technologies de comptage et continuera cet été avec des enquêtes utilisateurs et le développement de l'application mobile. Le lancement de cette dernière est prévu pour octobre 2016. En 2017, la start-up prévoit une amélioration continue du dispositif et la prise en compte des premiers retours d'expérience. "Ce sera l'occasion de tester en conditions réelles l'influence de l'information en temps réel sur le comportement des usagers", précise Henri de Laporte. Coût total de la phase de test : 100 000 euros, dont 55% sont pris en charge par la start-up et le reste par la région avec le soutien de la BPI.

Forte des 750 000 euros qu'elle a levés en décembre 2015, la jeune pousse tricolore ne compte pas s'arrêter là. Selon son patron, ce n'est qu'une première étape : "Avec cette expérimentation, nous espérons valider la technologie pour ensuite la déployer à l'échelle de la région, et plus particulièrement du Grand Paris, mais aussi dans des pôles multimodaux en province, voire même à l'international, avec pour premier objectif l'Europe."

 

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