Comment lutter contre la procrastination ?

La procrastination gagne de plus en plus de terrain et les moyens pour la combattre sont multiples mais pas toujours faciles à mettre en application.

Connaissez-vous ce terme devenu phénomène : la procrastination ? Savez-vous prendre le dessus sur votre tendance à tout reporter, pas qu'au lendemain mais pendant la journée même ? Quelles sont les obstacles et les écueils potentiels et comment s'en sortir compte tenu d'un contexte pas très enthousiasmant. 

Arme N°1 : Savoir nommer le phénomène
Il existe une différence fondamentale entre savoir nommer quelque chose et ne pas le savoir. Dans le deuxième cas de figure, la personne vit dans une inconscience quasi-totale de ce qu'elle subit et a du mal à en parler et à le partager avec son entourage. Alors que « savoir nommer » permet d'atténuer l'impact d'un phénomène que ce soit via un dialogue intérieur ou par un échange avec autrui.  Dans le cas de la procrastination, et en l'évoquant par son nom, des perspectives d'amélioration et d'évolution sont déjà là ! Ne commence-t-on pas par nommer les choses avant de pouvoir les maîtriser ? Et si tout un chacun se posait la question : pourquoi reporter à plus tard ce que je peux faire de suite ?
 
Arme N°2 : Se faire confiance
Puisque la cause principale de la procrastination est une peur paradoxale, celle de l'échec et de la réussite, de l'isolement et de l'intimité, la confiance en soi est sans doute une arme redoutable pour arrêter de reporter sans cesse et de passer à l'action. Se faire confiance, c'est en quelque sorte se donner le droit à l'erreur, à l'imperfection et à l'échec. C'est aussi accueillir à bras ouverts les différents feed-back : remarques, critiques et réactions. Dans des démarches favorisant la créativité et l'innovation, il est bien utile de travailler ce volet afin de favoriser l'émergence d'idées nouvelles. Autrement, ce processus attendra toujours un lendemain !

Arme N°3 : Gérer son temps
L'objectif ici n'est pas de revenir sur les fondamentaux de la gestion du temps mais de faire simplement le lien avec la procrastination. Pour faire face à cette dernière, il est logiquement recommandé de tenir une gestion de temps irréprochable, quitte à ne pas la respecter amplement.  On se retrouve ainsi avec  des journées de travail aménagées où rien n'est laissé au hasard. Ainsi la tendance à "procrastiner" se retrouve quadrillée par des engagements pris à l'égard des autres mais surtout vis-à-vis de soi-même. On ne peut bien sûr échapper complètement à ce désir de ne rien faire immédiatement, mais la structuration du temps nous aide à mieux reporter quand c'est nécessaire et à communiquer sur ce report.
 
Avec le développement croissant des réseaux et des médias sociaux, l'échange, le partage et la collaboration ont pris des élans considérables. Or il est fortement recommandé de les utiliser d'une manière rationnelle de peur qu'ils ne deviennent, à leur tour, facteurs de procrastination.

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