RSE : quels outils au service du bien-être des salariés ?

Le bien-être au travail est une problématique qui concerne toutes les organisations. A la clé, il en va de l’engagement et de la fidélisation des salariés et donc de la performance et de l’efficience de l’entreprise.

Le bien-être au travail, un enjeu croissant pour les entreprises

Comme le souligne le baromètre 2016 Edenred-Ipsos, “Comprendre et améliorer le bien-être au travail”, le bien-être au travail est un enjeu croissant pour les entreprises, qui sont de plus en plus confrontées à un environnement économique imprévisible et fluctuant. Ainsi, encourager le bien-être au travail en mettant en place des politiques actives dans ce domaine aurait un impact positif sur l’engagement des salariés, et, par effet rebond, sur la performance durable des entreprises. L’étude pointe tout particulièrement le développement de la culture numérique comme catalyseur du bien-être dans un environnement professionnel.

Selon les conclusions d’une autre étude conduite par le CIPD (association des professionnels RH destinée à améliorer le bien-être et les conditions de vie au travail), les organisations prennent peu à peu conscience de cette nécessité, et commencent à se préoccuper davantage de la santé de leurs salariés plutôt que de gérer leur mal-être. Il ne s’agit plus d’une stratégie isolée mais d’une politique intégrée dans un programme global de bien-être au travail. De telles stratégies semblent très bénéfiques aux organisations : elles réduisent sensiblement le turn-over et améliorent significativement la productivité et l’engagement de leurs salariés.

L’ultime moteur de performance et d’efficience pour les organisations ?

Facteur de compétitivité, l’engagement des salariés doit en effet compter parmi les priorités des entreprises. En s’inscrivant dans une démarche plus globale de qualité de travail, il sert à ce titre l’intérêt commun des organisations et de leurs collaborateurs. Des conditions de travail humainement vertueuses sont indispensables pour impliquer les salariés dans la mission de l’entreprise.

On constate malheureusement que l’engagement n’est pas le fort des salariés français. Une étude de l’institut Gallup révèle ainsi que seuls 9 % d’entre eux seraient “engagés”, à savoir impliqués, proactifs et donc épanouis dans leur travail. Pire, les salariés sont près de 26 % à se déclarer “activement désengagés”. Et les entreprises, de leur côté, peinent à développer cet axe pourtant stratégique et créateur de valeur pour leur performance et leur efficience.

Au-delà des objectifs de performance, toute organisation est tenue légalement d’être garante de la santé de ses salariés et de la mise en place de bonnes conditions de travail. Le rôle de l’entreprise : évaluer les dangers, adapter le travail à l’homme et planifier la prévention des risques au travail. Car le bien-être au travail ne concerne pas uniquement l’état de santé des collaborateurs. Il s’agit avant tout de leur fournir un cadre sain et propice à l’épanouissement personnel comme professionnel. Le bien-être est lié à la gestion des risques psycho-sociaux, et donc d'éléments comme le stress, l’accomplissement de soi, la cohésion d’équipe ou encore l’autonomie.

Développer l’autonomie pour améliorer le bien-être et l’expertise métier

Les facteurs favorisant le bien-être des collaborateurs en entreprise sont nombreux : idée précise de leur mission, soutien de leurs collègues en cas de difficulté, équilibre entre vie privée et vie professionnelle, considération de la part de la hiérarchie, moyens mis à la disposition du développement des compétences et de la formation, intérêt du travail, environnement de travail stimulant ou encore confiance en l’avenir professionnel au sein d’une entreprise. Mais aussi équipement et moyens matériels mis à la disposition des salariés adaptés à leurs besoins et à leurs attentes.

Pour organiser le bien-être de ses équipes, une entreprise dispose donc d’une multitude de leviers, variés et complémentaires : meilleure visibilité sur les évolutions professionnelles, amélioration du confort des postes de travail ou des espaces détente, mise en place de moyens pour réduire le stress et les conflits… Et aussi, mise à disposition d’outils favorisant l’autonomie afin de laisser la créativité et les compétences s’exprimer, et permettre aux collaborateurs de se concentrer sur leur coeur de mission à forte valeur ajoutée.

Car sans aucun doute, l’autonomie, l’indépendance et la responsabilisation permettent de développer un travail de qualité avec un souci du détail sans pareil. Être responsable de ses tâches et de ses missions développe un intérêt provoquant l’engagement. En laissant de l’autonomie à ses collaborateurs, il ne s’agit bien sûr pas de les abandonner ou de les délaisser. L’autonomie elle aussi s’accompagne et s’entretient : il est important que l’expertise soit développée et que l’intégration soient facilitées, pour que l’autonomie soit garante d’une réelle efficacité avec la production d’un travail de qualité.

Une première solution : les outils de formalisation des processus

Pour homogénéiser les actions des employés et mettre à leur disposition les outils nécessaires à la bonne application des tâches liées à leur métier, les outils de formalisation des processus sont parfaitement adaptés. Ils permettent aux employés ayant besoin d’être guidés d’accomplir de nombreux actions et d’atteindre une variété d’objectifs, et ce dès leur embauche : développer les connaissances liées aux produits et services de l’entreprise, apprendre les procédures et les méthodes à appliquer, accéder à des tutoriels, argumentaires et documents, suivre l’évolution de leur apprentissage grâce à un parcours personnalisé, se former de façon autonome, librement, à tout moment de la journée et sur tout type d’appareil, ou encore partager leur expérience et leur savoir en proposant du contenu. Des procédures modélisées sont extrêmement bénéfiques pour les employés qui sont guidés et/ou formés rapidement. Ils ont à disposition dans un portail d’assistance des aides classées par thématiques, selon le contexte et en fonction de leur profil.


Pour l’entreprise, la technique a pour intérêt de développer son excellence opérationnelle, tout en respectant les exigences d’un référentiel ou d’une réglementation, en améliorant les procédures existante et en assurant la fiabilité des performances d’une personne ou d’une équipe.

Une autre solution au service du bien-être des salariés : les outils d’auto-assistance

De leur côté, les outils d’auto-assistance consistent en une assistance virtuelle qui permet à tout type d’employé, que ce soit un collaborateur expérimenté ou non, de prendre connaissance des nouveaux services ou produits, d'être guidé dès son arrivée dans l’entreprise sur toutes les tâches le concernant de suivre les objectifs internes, d’utiliser un tutoriel, de suivre une procédure, de consulter une base de connaissances collaborative, d’être guidé dans les mises à jour et correctifs logiciels, de générer une proposition commerciale, mais aussi de poster un message en cas de besoin d’intervention.


Un support d’assistance est ainsi destiné à tous les employés d’une entreprise désirant trouver une information rapidement, se former, s’informer, collaborer, partager un savoir et le transformer en action pour mieux le transmettre. Aucun pré-requis, expérience ou ancienneté ne sont en jeu : chaque collaborateur peut devenir plus productif grâce à un support de guidage. Chaque expert est guidé dans ses tâches pour les accomplir au mieux et dans les meilleurs délais. Un tel support s’inscrit également dans une démarche de gestion des connaissances qui permet de capitaliser le savoir des employés d’une entreprise au fil du temps. Le savoir est conservé, mis à jour et amélioré, ce qui représente un atout considérable pour toute organisation.


Réaliser un tel support a des avantages à plusieurs niveaux. Il améliore la productivité des employés car ils obtiennent les réponses à leurs questions de façon instantanée. Les réponses obtenues sont les plus pertinentes et le temps de réponse ou d’application d’une tâche est plus rapide. Il y a également moins d’échanges d’e-mails ou tout autre type de communication entre les employés pour parvenir à une information. Les employés d’une entreprise sont sensibles aux supports d’assistance car ils se sentent considérés et confiants dans le fait de disposer des dispositifs répondant à leurs besoins.

Des réponses adaptées aux attentes des salariés et aux évolutions digitales

Devenus des outils stratégiques, ces deux techniques sont désormais indispensables à une croissance pérenne. Car pour être pro-actif et s’engager dans la réussite de son organisation, il convient d’anticiper les besoins pour mettre en œuvre les bonnes solutions au bon moment.


Force est de constater que ces outils ont démontré un fort impact sur l’engagement des salariés, avec entre autres conséquences vertueuses une amélioration de la performance de l’organisation, un meilleur civisme opérationnel (en matière d’actions développées en dehors des impératifs du poste), une diminution des comportements de retrait (retards, absentéisme, intention de quitter l’entreprise, départs volontaires) et donc une nette augmentation de la satisfaction au travail, pour les employeurs comme pour les employés. A adopter d’urgence, donc !


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