Quand le spam est synonyme de perte de productivité

A l'origine d'une baisse de productivité significative dans l'entreprise, le spam est également la source de propagations virales. Pour y faire face, les DSI doivent mettre en oeuvre une démarche outillée associée à une approche préventive et corrective.

Véritable pigeon voyageur des temps modernes, l’e-mail est désormais le canal de communication privilégié et incontournable au sein des entreprises de toute taille et des administrations. Mais, derrière ce formidable vecteur de communication offrant comme bénéfice temps réel et accessibilité à l’information en tout lieu, se cache désormais une problématique universelle et indésirable, le spam.

En effet, aujourd'hui le spam est à la fois l'une des principales causes de dangerosité mais également à l'origine d'une baisse de productivité significative dans l'entreprise moderne. En effet, qui n'a pas reçu de messages hétérogènes allant de la vente de copie de montre jusqu'à la promotion des vertus des fameuses pilules bleues... Cela pourrait prêter à sourire mais au-delà de l'encombrement des serveurs et de la saturation des flux (notamment pour les entreprises comptabilisant plusieurs centaines de postes), ce phénomène est également à l'origine de propagations virales pouvant infecter le système d'information dans son ensemble.

Notons également que fort de l'explosion des échanges électroniques nous assistons également à une montée en puissance des spams qui peuvent représenter jusqu'à 90% des courriels reçus quotidiennement. En moyenne, certaines études estiment à plus de 70 le nombre de spams reçus quotidiennement sur une adresse e-mail. Au travers de ces quelques chiffres l'on comprend donc parfaitement l'étendue du problème ou plutôt le long chemin qu'ont à parcourir les entreprises pour tenter de s'affranchir de cette problématique récurrente.

Afin de donner plus de lisibilité à ce phénomène, il convient également de se pencher sur les causes expliquant ce déferlement de courriers indésirables. Différents ponts complémentaires peuvent alors intervenir. Nous pourrions par exemple aborder le phénomène de "professionnalisation du spam" rendu possible par la multiplication d'outils permettant de s'appuyer sur des machines zombies émettrices d'e-mails. Au-delà de cet élément nous pouvons également citer le vide juridique existant ou encore le comportement des internautes qui, en répondant aux spams, amplifient le phénomène.

Les DSI doivent donc désormais faire face à cette situation pour optimiser la productivité des collaborateurs et leur permettre de travailler sereinement dans un environnement propre et non infesté. Pour arriver à un tel résultat il convient de porter le projet "Anti Spam" au niveau du top management et de lancer une vaste campagne de sensibilisation dans l'entreprise en expliquant les enjeux du projet. Cette première étape est fondamentale avant de mettre en place toute action et doit prendre en compte les spécificités organisationnelles de chaque entreprise. Pour les aider dans cette phase stratégique un audit mené par des cabinets de conseil indépendants peut être une bonne solution.

Une fois réalisé, les DSI devront alors déployer leur infrastructure en ayant une vision long terme associant une approche préventive et corrective. Il convient également que les responsables sécurité et administrateurs réseaux mettent en place des process industriels leur permettant de s'assurer que leur serveur de messagerie soit toujours couvert dans son intégralité. Cette étape est décisive notamment au niveau de la modification ou de l'ajout de nouveaux comptes.

La lutte contre le spam apparaît de fait comme un projet stratégique où chaque composante de l'entreprise doit jouer un rôle important. Au-delà des infrastructures techniques, un travail pédagogique doit être effectué par les DSI mais également par les Directions fonctionnelles pour transformer la lutte anti pourriels en un succès opérationnel.

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