Et si vous mettiez cap au Sud pour loger vos datacenters ?

Comment les atouts de la région PACA ont-ils attiré les opérateurs de datacenters. Ont-ils quelque chose à envier à leurs homologues parisiens et quels types de clients y-sont hébergés ?

Les atouts de la région PACA

Lorsque l’on s’interroge sur les atouts de la région PACA, on peut se dire que cette question semble ironique compte tenu de la réputation de cette région où le soleil brille plus qu’ailleurs et là ou le free cooling se justifie difficilement. Il existe une qualité de vie incontestable en région PACA qui pourrait bien être à l’origine d’une concentration d’entreprises plus ou moins high tech en recherche constante d’élites. L’argument « sea, sex and sun » est sans doute plus convaincant que celui d’un ciel noir et d’une mer marron.

Mais cela ne fait qu’expliquer la présence de grandes entreprises et cette douceur de vivre n’est certainement pas un atout suffisant pour décider un investisseur à construire et exploiter un Datacenter, d’autant que cette région est classée à risque sismique. Son principal atout est la connectivité dont elle bénéficie. La région de Marseille bénéficie d’une fibre arrivant par le Sud (mer méditerranée), d’une autre arrivant par le Nord (A7) et d’une troisième arrivant par l’Ouest (A55). La région de Nice bénéficie également d’une fibre arrivant du Sud par la mer, d’une autre venant de l’Italie et de celle venant de l’A8.

Un autre atout pour cette région : la construction du réseau de fibre optique de la communauté d’agglomération Toulon Provence Méditerranée. 216 kilomètres de fibre sont en cours d’installation, avec par la suite une extension jusqu’à 340 kilomètres pour couvrir toutes les entreprises et sites publics des 12 communes qui composent son territoire. Le réseau est actuellement en cours de déploiement.

Des datacenters de qualité

En termes de qualité, un Datacenter au soleil peut tout à fait offrir un niveau de qualité maximum lorsque sa faisabilité d’implantation est avérée. C’est un problème d’investissement qui n’a rien à voir avec la région.

D’ailleurs, beaucoup font l’erreur de penser que les Datacenters parisiens sont tous haut de gamme. Il existe pourtant une disparité impressionnante entre les meilleurs et les plus mauvais. Attention aux mauvaises surprises difficilement décelables par un non spécialiste, car le plus mauvais des hébergeurs aura sans doute des installations très impressionnantes aux yeux d’un profane.

Quelle typologie de clients ?

Concernant les clients hébergés, tout dépend du modèle économique choisi par les hébergeurs. Certains offrent des suites privatives traditionnelles. Chaque client dispose d’un accès privatif et contrôlé à ses serveurs. La densité des baies est variable et comprise entre 3 et 10 KVA. Ce modèle s’adresse plutôt à des grandes entreprises souhaitant un niveau de confidentialité optimal. D’autres proposent des baies privatives, mais localisées dans un périmètre mutualisé. La densité est du même ordre que précédemment. Ce modèle convient à des SSII opérant sur la marché du Cloud ou tout simplement des PME.
Par exemple, une grande compagnie aérienne appuie actuellement son PRA sur un hébergeur local qui n’aurait certainement pas investi sans elle.

Le marché est ouvert

Il y a toujours de la place pour de nouveaux offreurs « sérieux » même quand un marché devient mature. Évidemment, il faut que la demande de surfaces d’hébergement soit en croissance pour que de nouveaux investisseurs puissent réussir, mais il faut aussi que l’offre soit élargie et intègre des forfaits de services bien étudiés pour éviter la mauvaise surprise des coûts cachés parfois scandaleux.

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