Voiture connectée et ère digitale : hallucination futuriste ou réalité ?

La voiture numérique peut de plus en plus être assimilée à un ordinateur roulant. Comment la technologie devient-elle alors un véritable partenaire du gestionnaire de parcs automobiles ?

L’intégration du numérique dans la voiture

D’ici à 2025, 90 % des voitures commercialisées seront équipées d’un système connecté à bord. De ce fait, les multiples données émises par les véhicules constitueront une véritable source d’informations et de revenus pour qui en sera destinataire et propriétaire. Traduction, tous les utilisateurs pourront en voiture écouter et télécharger de la musique ou des films, disposeront de systèmes d’alerte anti-collision, de systèmes d’aide à la conduite, d’un système de géolocalisation… Pour gérer l’ensemble de ces applications, l’automobile sera équivalente à un smartphone avec un seul opérateur, qu’il s’agisse d’un constructeur automobile, de Google, d’Apple qui souhaitera en extraire une source de revenus.

Des flottes contrôlées

Une voiture entièrement connectée va entraîner une révolution de la gestion du parc ! L’ensemble des informations relatives au véhicule à savoir sa situation, son trajet, son kilométrage, sa consommation, les pleins d’essence réalisés, les dates d’entretien courant, voire les niveaux de vitesse moyenne adoptés par son conducteur seront réceptionnés par le gestionnaire du parc. L’information sera proactive du véhicule vers le responsable flotte automobile et plus l’inverse : ce dernier n’aura plus besoin de courir après les informations afin d’être certain que les véhicules en parc ont bien été entretenus et que le kilométrage à partir duquel ils doivent être  restitués au loueur n’a pas été dépassé.
Grâce à ce suivi minutieux des parcs automobiles, les flottes vont également être en mesure de négocier à la hausse les valeurs de revente de leurs véhicules en fin de contrat. Les données répertoriées grâce au système de géolocalisation notamment autoriseront un contrôle de la bonne conduite des utilisateurs et permettront, en cas contraire, de leur proposer des stages d’écoconduite pour abaisser leur consommation excessive ou leur taux de sinistralité.
L’ère digitale va donc indéniablement faire évoluer la gestion des parcs automobiles, et dans moins longtemps que l’on pourrait se l’imaginer !

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