Les 5 piliers d’un véritable « Cloud hybride ouvert »

Dans notre vie de tous les jours, notre recours constant aux technologies est favorisé et optimisé par des services Cloud, tels que les messageries, les systèmes de collaboration et de contenu, les outils de stockage de fichiers et de bureautique qui stimulent la productivité.

Nous consommons des services Cloud partout, chez soi, sur la route,  et nous les consommons au quotidien « parce que ça marche », qu’ils fonctionnent bien, tout simplement.
Avant d’être des professionnels, les utilisateurs en entreprise sont avant tout des utilisateurs de services au quotidien. Quand ces personnes consomment des services Cloud publics qui fonctionnent bien en dehors de l’entreprise, ils en nourrissent des attentes nouvelles.
Ces professionnels s’attendent à vivre au travail la même expérience, simple, instantanée et économique de consommation des services Cloud IT que chez eux. Pourquoi les services informatiques seraient-ils moins efficaces en entreprise que chez soi ?
Les infrastructures Cloud publiques sont conçues dès le départ pour être simples, agiles et économiques. Tout ce qui peut faire obstacle à ces valeurs prioritaires, comme le respect des règles de sécurité, est sacrifié ou mis de côté pour plus tard. L’informatique en entreprise, en revanche, est le résultat de l’empilement de couches d’équipements matériels et de logiciels au fil des décennies, conçus à une autre époque, selon d’autres paradigmes technologiques. En plus des considérations techniques viennent se poser les questions des réglementations et des politiques de sécurité. À cela s’ajoutent encore les influences politiques et culturelles qui pèsent sur la stratégie informatique, et ne sont manifestes que des années après la prise des décisions.
Les services informatiques en entreprise ont bien du mal à rivaliser avec les fournisseurs des services Cloud publics, tandis que les responsables d’activités dans l’entreprise n’ont pas le temps d’attendre qu’ils s’améliorent. Pourquoi s’accrocher à un service peu performant quand tant de meilleures alternatives existent ? C’est ainsi que les différents services des entreprises se détournent de l’environnement IT interne. Le risque, à terme, est que les services IT d’entreprise satisfassent de moins en moins et que les données d’entreprise s’exposent à toujours plus de menaces.

Pourquoi un Cloud hybride ?

Les services IT savent que la seule réponse possible aux exigences des salariés passe par une plus grande agilité. L’informatique en Cloud public fonctionne extrêmement bien dans certains cas particuliers, mais n’est pas suffisamment mature pour répondre à tous les besoins de l’entreprise vis-à-vis de ses applications critiques.
Les services IT réfléchissent à la meilleure manière d’accélérer le cycle de vie des applications, mais chacun part d’un point de vue différent et est susceptible de se fier à une technologie différente. Les étapes de création de prototypes, de tests et de provisioning en production peuvent être menées grâce à la virtualisation traditionnelle, au Cloud IaaS (Infrastructure as a Service), ou au Cloud PaaS (Platform as a Service).
L’équipe de développement des applications favorisera peut-être l’approche PaaS tandis que l’équipe chargée des opérations et de l’infrastructure pourrait bien préférer la virtualisation traditionnelle ou l’IaaS. Il n’y a pas qu’un seul outil « qui marche ». Au contraire, il est probable que les services IT en utilisent plusieurs, voire tous, et sélectionnent l’outil le plus efficace pour chaque situation particulière, d’où le Cloud hybride. On ne se sert pas que du marteau pour tout quand on bricole à la maison !

Chacune des technologies précitées présentes des avantages et des inconvénients, et les services IT hébergeront probablement différentes composantes d’une même application sur différentes plates-formes. Par exemple, pour ses premiers pas sur le Cloud, on choisira pour l’interface web une plate-forme Cloud IaaS ou PaaS scale-out, tandis que la base de données en back-end et le middleware demeureront sans doute hébergés sur la plate-forme de virtualisation, mieux adaptée aux architectures scale-up. Mais au fil du temps, le middleware scale-up fera place au middleware scale-out et sera déplacé de la plate-forme de virtualisation vers la plate-forme IaaS, certaines composantes de l’application seront migrées vers la PaaS, tandis que d’autres seront hébergées sur une plate-forme Cloud publique.
Bien entendu, il ne suffit pas d’offrir une multiplicité de plates-formes Cloud. Sans une couche de gestion unifiée, les services IT finiraient par accumuler des silos d’administration multiples qui les obligeraient à reproduire les mêmes règles et les mêmes étapes d’automatisation pour chaque plate-forme. C’est cette plate-forme d’administration Cloud unifiée qui permet de maintenir ensemble les différentes portions d’une même application, indépendamment du type de plate-forme qui les héberge, conservant une même cohérence depuis le déploiement initial jusqu’au déclassement.
En somme, vouloir être « hybride » signifie s’adapter à la diversité informatique et la supporter tout en demeurant cohérent. Un Cloud hybride doit soutenir la stratégie IT de l’entreprise, qu’elle penche vers une approche IaaS ou PaaS ou qu’elle privilégie le déploiement en interne à la mixité de services Cloud publics et privés.

Pourquoi un Cloud ouvert ?

Le Cloud public doit son succès au fait qu’il marche, tout simplement, et s’il marche si bien, c’est parce que les fournisseurs Cloud ont su innover et savent encore moderniser toute la pile IT, de l’infrastructure à l’application. Et s’ils ont pu le faire, c’est grâce aux possibilités offertes par les technologies Open Source.
L’Open Source, ce n’est pas seulement l’accès au code en toute transparence. Ce qui définit l’Open Source avant tout, c’est la collaboration ouverte. En 2014, les esprits les plus brillants de notre époque se réunissent pour travailler ensemble à la résolution de problèmes d’envergure mondiale qui ne se posaient pas il y a seulement dix ans, et leur plate-forme de prédilection pour innover, c’est l’Open Source.
En raison de son modèle de collaboration ouverte, l’Open Source a cessé d’être un simple succédané des technologies propriétaires pour devenir la plate-forme de choix de l’innovation. Prenez le cas des géants du Web, comme Facebook, Google, LinkedIn, Netflix, Yahoo et des centaines d’autres. Dans ces environnements IT, au service de millions d’utilisateurs connectés en même temps, de milliards dans certains cas, la question de choisir entre logiciels Open source ou propriétaires ne se pose pas. L’Open Source est l’option par défaut. Il y faudrait un argumentaire solide avant d’avoir recours à une technologie propriétaire.
A l’inverse de ces grands groupes atypiques, les entreprises traditionnelles ne peuvent pas consommer toutes crues des innovations à base de technologies Open Source. Les grandes entreprises exigent des services de support sur plusieurs années, l’intégration certifiée des produits de tiers, des programmes de formation, des engagements de niveaux de service en cas d’incident de sécurité, et plus encore.
Les entreprises ont besoin de l’innovation qui émane des logiciels Open Source et du modèle de collaboration ouverte pour demeurer compétitives dans leur industrie et face aux fournisseurs de Cloud public. Mais elles ont aussi besoin d’un partenaire fiable qui les aide à adapter cette innovation à leur infrastructure et à leur culture.
C’est ainsi qu’entre en scène le Cloud hybride ouvert, adapté à leurs besoins et respectueux de leurs problématiques. Le Cloud hybride ouvert repose sur cinq piliers, qui sont autant d’atouts pour les entreprises :
  • Il équipe les services IT d’outils Cloud correspondant aux besoins de leur secteur d’activité.
  • Il s’adapte à la diversité informatique de l’entreprise, indépendamment de sa stratégie Cloud.
  • Il compose avec le degré de maturité informatique de l’entreprise, en permettant de faire évoluer les technologies Cloud vers des solutions plus sophistiquées une fois que les services informatiques sont en mesure de les déployer.
  • Il compose avec une large gamme d’équipements et d’outils d’administration d’entreprise, grâce à une architecture modulaire et à un riche écosystème de partenaires.
  • Et enfin, il repose sur une base solide de technologies Open Source, qui apportent l’innovation nécessaire à la transformation des services IT.

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