L’ERP en mode SaaS : la lumière au bout du tunnel

Les éditeurs des nouvelles solutions ERP en mode SaaS s’appuient sur une démarche innovante inspirée de la méthodologie scrum pour déployer leurs solutions sans délai dans l’environnement client.

Les années 90 et leurs cortèges de projets ERP à “effet tunnel” garanti, ont taillé à l’ERP une injuste réputation de solution lourde et coûteuse. Rappelons que l’ambition du déploiement d’un ERP est colossale puisqu’on promet rien de moins que de couvrir d’une seule chape tous les processus backoffice de l’entreprise et de résoudre toutes les problématiques organisationnelles en un seul et même projet.

Suivant scrupuleusement les recommandations des éditeurs tels que SAP, les intégrateurs ont tous trouvé bon, au moins pour leurs finances, de déployer des armées de consultants généreusement facturés pour animer d’interminables ateliers de cadrage, de conception générale et de conception détaillée, pour accoucher invariablement d’indigestes dossiers de spécifications fonctionnelles… De là à conclure que tout cela est de la faute de l’ERP il n’y a qu’un pas.

Ce qui porte à réflexion, c’est la réponse que donnent les intégrateurs quand on leur demande combien de temps cela leur prendrait de re-paramétrer un ERP si on leur détruit l’environnement du Projet la veille du Go Live ! Tous répondent : entre 2 et 5 jours, 2 semaines maximum ! Un gouffre abyssal par rapport aux 15 ou 24 mois de projets… On le comprend, le principal frein à la dynamique de déploiement d’un ERP n’est pas l’ERP lui-même mais la capacité des équipes du client à s’approprier la solution et à projeter leurs pratiques “métier” sans recourir à d’innombrables ateliers.

Le tandem Éditeur-Intégrateur n’ayant d’ailleurs aucun intérêt à remettre en question la méthodologie qui a fait leur fortune, elle a pu perdurer sans peine jusqu’à aujourd’hui. Pourtant, sur le terrain, des équipes d’intégrateurs plus créatives que les autres ont fini par prendre l’initiative de déroger à la règle en s’inspirant avec succès du développement agile (dit Scrum methodology) consistant à travailler autour d’un prototype pré-paramétré qu’on fait évoluer au fil de sprints de 3 à 5 semaines. Cette méthode agile a fait ses preuves et a permis souvent d’améliorer la productivité sur les projets d’un facteur 10.

Aujourd’hui, avec l’avènement du Cloud Computing et sa constellation de solutions distribuées en mode SaaS, l’ERP se verticalise par métier et favorise plus encore une déploiement agile. Accessible sur l’étagère du web pour un coût d’acquisition plus que raisonnable, un ERP vertical métier comme FitnetManager par exemple se teste à volonté dans sa version d’essai - ce qui aurait été inimaginable dans les années 90 ! - et le dossier de spécifications se résume bien souvent à une analyse d’écarts entre les attentes du client et les fonctions disponibles sur la démo. Le déploiement est mené à distance directement par l’éditeur en quelques sessions en web conference au cours desquelles il configure l’environnement ERP sous le contrôle du client, et cela directement en production.

Et plus la solution est verticale, c’est-à-dire plus elle est proche des spécificités d’un métier bien précis, moins sa mise en oeuvre posera de problème, effaçant de votre mémoire le souvenir de tous ces projets avortés faute d’avoir aperçu un jour la lumière au bout du tunnel.

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