Workspace 4.0 : quand l’espace de travail mène sa révolution

À l’heure de la quatrième révolution industrielle portée par les services cloud, l’espace de travail est amené à se réinventer pour que différents collaborateurs puissent accéder à toutes sortes d’appareils, d’applications et de sources de données à tout moment et depuis n’importe où.

Les entreprises sont aujourd'hui demandeuses de nouveaux concepts qui leur permettent de composer avec la diversification croissante des terminaux, tout en favorisant la productivité et la motivation des employés. Aussi l’avenir appartient-il à « l’espace de travail unifié ».

Ces dernières années, la quatrième révolution industrielle a alimenté nombre de conversations dans le monde politique comme celui des affaires. Après le moteur à vapeur, l’électricité et la chaîne de montage, un nouveau chapitre est en passe de s’ouvrir avec la digitalisation de la production via l’Internet des Objets. Les grandes percées technologiques ont toujours eu un impact considérable sur la façon dont nous travaillons, et de plus en plus d’activités ne relèvent plus du savoir-faire manuel, mais de la mobilisation de connaissances.

Les postes de travail informatiques ont connu une évolution similaire. Au départ, leur structure dépendait étroitement d’un ordinateur central acheminant la puissance de calcul tout en étant connecté à un client léger. L’avènement de processeurs plus économiques et plus compacts, déclinés sous la forme de PC et d’ordinateurs portables, a permis à ces entités de devenir autonomes, grâce à quoi les employés ont pu commencer à accomplir leur travail depuis des ordinateurs personnels. Alors que nous sommes aujourd'hui au cœur de la troisième révolution de l’espace de travail, les employés se servent également de tablettes et de smartphones, alternant régulièrement entre applications et appareils personnels et professionnels. Selon une récente enquête menée par IDC, chaque employé possède d’ores et déjà 4,3 terminaux en moyenne.

Endiguer la prolifération des appareils

Si le phénomène est voué à perdurer, nous sommes à l’aube d’une quatrième révolution qui aura un impact plus décisif encore sur l’organisation de l’espace de travail. Ce changement de paradigme est nécessaire pour endiguer la diversification croissante des terminaux utilisés sur l’espace de travail. Une variété qui caractérise tant les environnements de travail multi-appareils que les logiciels dont ils sont dotés, qui peuvent prendre la forme de programmes classiques installés « en dur », de solutions vendues en tant que service (SaaS) ou encore d’applications mobiles. Pour complexifier plus encore l’équation, les employés ont accès à un nombre croissant de conteneurs de données pouvant revêtir de nombreuses formes. Outre les traditionnels serveurs de données locaux, ils utilisent principalement des solutions professionnelles de stockage sur le cloud comme SharePoint et Microsoft OneDrive. Certains se tournent aussi vers des plateformes privées telles que Dropbox et Google Drive, représentant ce que l’on appelle communément « l’informatique fantôme ». Un phénomène qui est à l’origine d’autres problèmes aggravant encore la situation : contexte de l’activité, sécurité, protection des données, gestion de l’identité...

Une flexibilité accrue

De plus en plus de technologies investissent l’espace de travail à vitesse grand V. Gartner qualifie ce phénomène « d’agrégation des espaces de travail ». Or, cette diversification rapide pose des difficultés croissantes aux spécialistes de l’informatique. La majorité des entreprises utilise aujourd'hui une infrastructure distincte pour la gestion de chacun des aspects de l’espace de travail – classique, mobile ou cloud. La gestion des espaces de travail est donc un processus qui requiert beaucoup de temps et de connaissances… et menace aujourd'hui de se complexifier.

Aussi était-il temps qu’un concept révolutionnaire vienne apporter une solution à ces difficultés. C’est tout l’objet de « l’espace de travail unifié », qui veut que l’ensemble des appareils, applications, données, identités et services soient accessibles aux employés via leur propre cloud personnel, de sorte que ceux-ci puissent travailler comme s’ils étaient au bureau depuis n’importe quel endroit et à tout moment. Cet espace de travail personnel virtualisé peut être organisé, géré et protégé à l’aide d’un outil unique prévu à cet effet.

Gartner qualifie cette solution « d’agrégateur d’espaces de travail ». Capable de prendre en charge toutes les applications mobiles, PC et web, elle permet aussi d’assurer la protection des données, de gérer le cycle de vie des applications et de garantir une sécurité contextuelle, tout en offrant à l’utilisateur une expérience optimale.

Un espace de travail révolutionnaire pour les travailleurs du savoir de demain

La digitalisation et la quatrième révolution industrielle sont en train de modifier en profondeur le monde du travail. Cette transition est en partie due à une nouvelle approche de la technologie. Dans la sphère privée, beaucoup ont pris l’habitude de se servir d’une multitude de terminaux et applications cloud et veulent être à même d’y accéder dans les mêmes conditions de praticité et de rapidité au bureau. Ce désir concerne en premier chef la génération Y, qui a toujours connu l’Internet et arrive aujourd'hui dans un environnement professionnel qui doit leur offrir un accès direct à ces outils. Faute de disposer d’un espace de travail qui leur permette de le faire, ils ne pourront exprimer pleinement leur potentiel et seront vraisemblablement tentés de se tourner vers leurs propres solutions, alimentant ainsi l’emprise de l’informatique fantôme.

Forts d’un « espace de travail unifié », les salariés d’aujourd'hui et de demain disposent de tous les outils qui leur sont nécessaires pour travailler efficacement et sans entraves à l’ère de la digitalisation.  

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